Masques

D’abord réservés aux lunettes de soleil, les filtres polarisants deviennent courants sur les masques de ski. Mais quel est leur rôle ? Qu’apportent les masques de ski polarisés aux skieurs ?

 

Qu’est-ce qu’un filtre polarisant ?

zeal-eclipse-white-10795Un filtre polarisant bloque la lumière indirecte issue de la réflexion sur une surface brillante. Pour bien comprendre son fonctionnement, il suffit de regarder un plan d’eau sur lequel frappe le soleil. Le plan d’eau apparaît sous la forme d un halo lumineux éblouissant. L’ajout d’un filtre polarisant bloquera les rayons éblouissant provenant du plan d’eau et permettra de voir le fond du plan d’eau.

Il est également possible de voir les bénéfices d’un filtre polarisant sur le pare brise d’une voiture. Lorsque la lumière est forte, le tableau de bord se reflète dans ce dernier, à moins que vous ne soyez équipé d’un filtre polarisant.
Généralement, le filtre polarisant est invisible à l’œil nu. Ainsi, lorsque vous portez des verres ou un écran qui en est équipé, les couleurs ainsi que la luminosité restent inchangées par rapport à un écran standard. Toutefois, les filtres polarisant sont connus pour augmenter les contrastes.
Pour intégrer les filtres aux écrans et leur conférer un maximum de longévité, les fabricants l’insèrent entre deux couches de plastique.

Voici le résultat d’une scène photographiée avec un filtre polarisant puis sans :

Les bénéfices sur la neige

Dans un environnement neigeux, les écrans polarisés vont adoucir l’image, limitant les risques 10748041_1495542394028398_1255424847_nd’éblouissement. Comme le verre ou l’eau, la neige reflète la lumière du soleil ce qui des zones de très forte luminosité sur les pistes.

Mais c’est surtout la capacité des écrans polarisés à augmenter les contrastes qui sera la plus appréciable. Les reliefs deviendront beaucoup plus nets et la perception de la profondeur de champ sera meilleure. En somme, il sera beaucoup plus facile de distinguer les bosses, les cassures, mais aussi les distances et la glace, y compris lorsque la luminosité sera faible.

En revanche, contrairement aux idées reçues, les écrans polarisés n’améliorent pas la visibilité par mauvais temps. Ils sont en effet souvent foncés et donc destinés à un usage par beau temps.

 

 

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Désagréable et dangereuse, la pratique du ski avec une faible visibilité est hélas une réalité à laquelle tous les skieurs sont un jour confrontés. Bien qu’on ne puisse agir sur la météo, un écran de masque dédié au mauvais temps peut améliorer les conditions de ski.

Soyons franc, un masque pour le mauvais temps, aussi performant puisse-t-il être ne permet pas de skier dans le brouillard avec une visibilité similaire à celle d’une journée ensoleillée. Les écrans peuvent uniquement, grâce à des filtres de couleur, améliorer la perception des contrastes afin d’améliorer la visibilité, des reliefs notamment.

Les couleurs, l’atout visibilité

oakley-splice-polished-white-57-249Pour être performant par mauvais temps, un écran de masque de ski doit réunir deux conditions : être le plus clair possible (catégorie 1 ou 0) et surtout posséder une teinte de base permettant d’améliorer les contrastes et la luminosité. La teinte de base est la couleur perçue lorsque l’on regarde à travers l’écran. Elles n’ont donc aucun rapport avec les traitements miroités qui équipent certains masques.

Pour le mauvais temps, le jaune, l’orange et le rose sont les trois couleurs les plus communes. La première possède comme avantage d’augmenter la luminosité perçue par l’œil, permettant ainsi de faciliter la perception des reliefs. Dans la pratique, le jaune peut se révéler être un allié ou un ennemi. Il n’est pas rare en effet que cette teinte engendre des vertiges et des nausées, surtout par jour blanc (brouillard très dense et forte luminosité).
Les écrans orange sont eux aussi très appréciés pour le taux de contraste qu’ils procurent. Bien que généralement plus foncés que les écrans jaunes, ils améliorent les contrastes et facilitent ainsi la lecture du terrain. Les cassures, bosses et changement d’inclinaison des pistes sont plus visibles et l’anticipation devient possible malgré un épais brouillard.

Enfin, la couleur rose, tombée en désuétude depuis quelques années, offre quasiment les mêmes caractéristiques que l’orange.

 

Les meilleurs écrans du marché

giro-signal-black-icon-2034577Les Oakley Hi Yellow et Hi Persimmon font incontestablement partie des meilleurs écrans du marché pour le mauvais temps. Fruits de la combinaison d’une teinte de base jaune (HI Yellow) ou orange (Hi Persimmon) avec un léger miroir bleu, ces deux écrans font figure de référence pour le mauvais temps. Giro utilise le même principe, avec toutefois une teinte de base brun clair pour son écran Persimmon Boost.
Enfin, le Smith Red Sensor Mirror, avec sa teinte de base rose et son léger miroitage sur la face externe figure lui aussi dans la liste des meilleurs écrans pour le mauvais temps.

 

Ecrans photochromiques, polarisés, quels avantages ?

julbo-meteor-blanc-j72131114Les écrans photochromiques (dont la teinte change en fonction de la luminosité) possèdent les mêmes teintes de base que les écrans standards. Seulement, en devenant plus foncé en cas d’éclaircie, ils offrent une polyvalence que les écrans normaux n’ont pas. Des références comme le Julbo Zebra Light (cat 1 à 3) ou le Scott Light Sensitive Bronze sont tout à fait adaptées à une utilisation par temps de brouillard.
Enfin, les écrans équipés d’un filtre polarisant, connus pour améliorer les contrastes, ne sont pas particulièrement indiqués en cas de brouillard. En effet, les écrans polarisant sont conçus pour bloquer les rayons indirects du soleil (issus de la réflexion sur une surface brillante comme l’eau ou la glace). Lorsque le brouillard est dense, les rayons du soleil sont trop filtrés pour pouvoir devenir éblouissant. Le filtre polarisant devient alors quasiment inutile.

Quelque soit l’écran que vous choisirez, souvenez-vous qu’il ne vous permettra pas de skier dans des conditions de visibilité idéales. Maîtrisez donc votre vitesse et veillez à toujours rester sur les pistes. Le brouillard empêche de bien distinguer les barres rocheuses, corniches et autres crevasses. Surtout, il empêche d’évaluer les distances et les hauteurs. Une corniche en apparence facile à aborder peut s’avérer être beaucoup plus haute que prévue. Il y a suffisamment de belles journées dans une saison pour sortir des pistes…

9 modèles de casques de ski, 8 de masques, pour sa troisième saison, Marker affirme sa volonté de devenir un acteur important sur le marché des accessoires.

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Marker Phoenix Otis, le haut de gamme des casques Marker

Avant tout connue pour ses fixations de ski, la marque allemande Marker propose pour la troisième saison consécutive une gamme de masques et casques de ski. Comme Salomon et Rossignol avant elle, la marque allemande cherche à équiper le skieur de la tête aux pieds.

Avec leur ventilation efficace, leur poids contenu et leurs innovations, les modèles Phoenix OTIS et Ampire représentent le haut de gamme de la marque allemande. Mais leur look freeride n’étant pas au goût de tous, la gamme a été complétée avec des modèles plus consensuels : Consort, Kent et Clark. Sobres et élégants, ces modèles sont destinés aux skieurs ayant des pratiques plus douces.

Enfin, pour les amateurs de park et de figures tête en bas, Marker a développé deux modèles Hard Shell : Kojak et Kojo.

 

Capture d’écran 2015-01-05 à 16.00.35Pour les masques, Marker s’est concentré sur la création de produits pour tous les styles et surtout toutes les morphologies. Les gros volumes 3D+ OTIS, Big Picture+ et Big Picture conviendront parfaitement à tous les amateurs de masques gros volume. Les visages plus fins se tourneront vers les 16 :9, 16 :9+, Projector+ et Projector. Enfin Marker a pensé à inclure les visages fins et les enfants avec le 4 :3, version miniature du 16 :9.
Les modèles 3D+, Projector+ et 16 :9+ sont tous équipés d’un système de changement rapide de l’écran et sont par conséquent vendus avec deux écrans.

Marker représente un choix judicieux pour tous les skieurs en quête de produits originaux, bien finis et au look non consensuel. Grâce à des prix intéressants compte tenu de la technicité des produits, il y a de grandes chances que les casques et masques Marker se multiplient sur les pistes…et en dehors.

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En seulement 4 ans, les masques de ski à écrans interchangeables sont devenus incontournables. Une technologie sans cesse améliorée et un look s’affinant d’année permettent d’expliquer en partie le succès rencontré par ces masques d’abord réservés à l’élite et aux skieurs fortunés. 4 ans plus tard, la clientèle n’est plus la même.

Une monture, plusieurs écrans

Le Smith I/O7, l'un des masques à écran amovible les plus efficace
Le Smith I/O7, l’un des masques à écran amovible les plus efficace

Il est possible de changer d’écrans sur tous les masques de ski vendus sur le marché. Mais les modèles à écrans interchangeables sont conçus pour faciliter cette opération au maximum. L’objectif est de permettre au porteur du masque de choisir son écran en fonction des conditions météo.
Pour comprendre le fonctionnement de ce type de masques, il faut tout d’abord comprendre comment est assemblé un masque standard. Sur les masques de ski, l’écran est généralement inséré dans un sillon qui parcours toute la monture. L’écran est ainsi scellé ce qui le maintient et le rend imperméable à l’air et à l’eau. Dans le cas des masques à écrans interchangeables, les marques cherchent à plaquer l’écran contre la monture. L’écran est ainsi plus facile à enlever et remettre.

Un objectif, des dizaines de solutions

Le système Magna Tech d'Anon utilise des aimants pour maintenir l'écran en position
Le système Magna Tech d’Anon utilise des aimants pour maintenir l’écran en position

Chaque marque propose sa solution pour un changement rapide de l’écran. Parmi les plus innovants, on trouve Anon et son système d’aimants Magna Tech qui équipe le M1 et le M2. L’écran est ici maintenu sur la monture par des aimants répartis autour de la monture et de l’écran. Oakley propose également un système très fiable sur l’Airbrake : le Switchlock. Un loquet, quasi invisible, permet de verrouiller l’écran en position. Le plus gros atout de cette solution est qu’elle permet de conserver un look standard, alors que les autres solutions confèrent souvent un look « borderless » (masques sans monture).

Smith, le pionnier des écrans interchangeables, propose également un système de loquet sur son dernier né, le I/O7. Enfin, Electric propose un système de joint étanche inspiré par le système Ziplock (que l’on retrouve par exemple sur les sachets congélation) sur son nouveau EG3. L’écran est ainsi maintenu en place et l’étanchéité à l’air et à l’eau est parfaite.

Pour qui ?

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Le Cébé Peak, l’un des masques à écrans interchangeables les plus abordables.

Compte tenu des prix élevés des débuts, causés par le coût de développement et le prix du second écran, les masques à écrans amovibles ont d’abord été destinés aux amateurs de beau matériel et aux skieurs réguliers. Aujourd’hui, l’on peut trouver des masques avec système de changement rapide de l’écran pour environ 100 euros. Le Cébé Peak, proposé à 109€, est équipé d’un système de changement rapide de l’écran et vendu avec deux écrans. Ce genre de produits permet à un plus grand nombre de skieurs de se tourner vers ces masques. Les modèles hauts de gamme comme les Oakley Airbrake et Flightdeck ou les Anon M2 sont eux plus chers, mais la technologie qu’ils embarquent est plus fiable et autorisera une utilisation intensive.

D’un point de vue technique, les skieurs réguliers restent la cible principale pour ce type de masques. En effet, quelqu’un skiant deux ou trois fois dans l’année, seulement par beau temps, ne trouverait pas d’intérêt à avoir un tel masque. En revanche, un skieur se rendant sur les pistes par tous les temps sera comblé de pouvoir choisir son écran en fonction de la météo, toujours en conservant le même masque. Mais qu’ils soient occasionnels ou réguliers, tous les skieurs s’accorderont à dire que les masques à écrans interchangeables sont de beaux produits, que l’on apprécie pour leur côté gadget autant que pour leurs performances. Sans compter les amateurs de customisation qui pourront laisser aller libre cours à leur imagination en créant des combinaisons montures/écrans jamais vues jusqu’alors.

EG1, EG2, EG2.5 et maintenant EG3, Electric continue son travail sur les masques Oversise à écrans sphérique. Premier modèle « Frameless » (à monture invisible) de la marque, l’Electric EG3 reprend bon nombre de caractéristiques des autres masques de la marque. Mousse de contour triple épaisseur, strap large et réglable en deux points, Eye black (intérieur de la monture peint en noir mat pour diminuer les reflets) et double écran sphérique sont ainsi de la partie. Mais Electric a également pensé à ajouter un système de changement rapide de l’écran. Emboîté dans un joint étanche, il suffit de le déclipser en commençant sur le côté pour le libérer. L’EG3 est livré avec deux écrans, le premier pour le beau temps et le second pour le mauvais temps.

Comme tous les produits Electric, l’EG3 est disponible dans une large variété de couleurs et d’associations couleur / écran.

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Vent, précipitations, froid et soleil, les agressions auxquelles les yeux sont soumis sur les pistes sont nombreuses. Déjà difficiles à vivre pour des yeux adultes, ces agressions sont encore plus néfastes pour les yeux des plus jeunes enfants. Heureusement, il existe une solution : le masque de ski pour enfant.

Premières descentes

Depuis quelques années, il est possible de trouver des masques de ski pour enfants adaptés aux tout petits. Le Cébé Jerry par exemple pourra être porté dès l’âge d’un an, afin de protéger les yeux du bébé lors de randonnées hivernales ou de descentes en luge.

Le Cébé Jerry, le masque adapté aux enfants à partir d'1 an
Le Cébé Jerry, le masque adapté aux enfants à partir d’1 an

Pour cette tranche d’âge, il ne faut pas s’attendre à trouver des produits très techniques, ventilés ou équipés d’un double écran. La priorité est ici de proposer un produit adapté à la taille du visage et surtout offrant une parfaite protection contre le soleil et les intempéries.

Pour les enfants à partir de 3 ans, l’offre est encore plus vaste. La plupart des grandes marques proposent des masques conçus pour cet âge. Ici, l’accent n’est plus mis sur la couleur de l’écran ni sa capacité à filtrer une importante quantité de lumière mais sur la filtration des rayons UV. Ce sont en effet ces derniers qui s’avèrent les plus nocifs en accélérant le vieillissement de l’œil. L’œil, comme l’oreille, possède un capital qu’il faut chercher à préserver au maximum car il est impossible de le reconstituer. Les UV sont connus pour entamer très fortement ce capital et accélérer par conséquent le vieillissement oculaire. Il en résulte des DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) ou des cataractes précoces. Pour un enfant de 3 à 6 ans, un écran de catégorie 1 ou 2 est largement suffisant pour lui protéger les yeux et permettre de skier en toutes conditions tout en conservant une bonne visibilité. Pour les jeunes skieurs appréciant le ski en plein soleil au mois de Mars, une paire de lunettes de soleil de catégorie 4 sera préférable.

6 ans et plus

Pour les enfants entre 6 et 12 ans, vous trouverez des masques de ski au look et à la technologie beaucoup plus proches de ce que l’on trouve chez les adultes. Les doubles écrans, la ventilation, le strap, les mousses de confort, tout est prévu pour offrir au jeune skieur ce qui se fait de mieux et lui permettre de découvrir sereinement les joies des sports d’hiver.

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Conçu pour les enfants de 4 à 8 ans, le Julbo Atmo à tout d’un masque pour adultes

A partir de 12 ans, vous pouvez commencer à regarder du côté des masques de ski pour adultes. De nombreuses marques proposent aujourd’hui des masques adaptés aux visages fins qui seront tout à fait adaptés aux visages d’enfants. Des références comme le Oakley O2 XS ou le Dragon DXS sont particulièrement appréciées pour leurs performances et leur faible volume. Qui plus est, ces modèles sont disponibles dans de nombreux coloris et tailles, ce qui facilitera le choix ou au contraire…le compliquera.

L’écran unique, celui que vous utilisez pour le beau comme le mauvais temps n’est plus si loin. Les progrès dans le domaine des écrans photochromiques laisse entrevoir de belles perspectives pour les années à venir.

Avec l’avènement des masques de ski, les marques sont toutes en quête de l’écran unique. Celui capable de vous accompagner par beau temps comme en cas de tempête de neige. Et pour le moment, la seule piste réellement exploitable repose sur la photochromie. Il faut dire qu’en quelques années, les marques ont redoublé d’efforts pour améliorer la technologie existante et l’implanter sur un plus grand nombre de modèles.

Comment fonctionne un écran photochromique ?

Contrairement aux idées reçues, les masques photochromiques réagissent aux ultra violets et non à la luminosité ambiante. Cette réaction est le résultat d’une modification de la structure des molécules photochromiques ajoutées dans le matériau qui constitue l’écran.
A leur état de repos, ces molécules sont peu denses ce qui permet à la lumière de se frayer plus facilement un chemin. En revanche, lorsqu’elles sont exposées à des ultra violets, les molécules se densifient empêchant par conséquent la lumière de passer. Une fois l’exposition aux UV terminées, les molécules reviennent à leur état de repos.

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Beau temps = écran foncé, mauvais temps = écran clair, le principe est très simple, en théorie.

En fonction des performances attendues, ces molécules sont ajoutées à un plastique plus ou moins foncé. Plus le matériau de base est foncé au départ, plus l’écran sera capable d’atteindre une catégorie élevée (3 ou 4) à l’arrivée.

 

Atouts et faiblesses

Bien entendu, l’atout principal d’un écran photochromique est sa capacité à s’adapter à la météo. Qu’il fasse beau ou couvert, vous aurez toujours la bonne quantité de lumière pour voir où vous posez vos skis. En revanche, même si les progrès ont été très importants ces dernières années, il n’est toujours pas possible de créer des écrans photochromiques couvrant la totalité des besoins des skieurs. Généralement l’on trouve des écrans passant de la catégorie 1 à 2 pour le mauvais temps et le temps couvert et d’autres couvrant les catégories 2 et 3 pour un usage par beau temps.

Visuellement, Le Julbo Snow Tiger n'a rien à envier à ses concurrents.
Le Julbo Snow Tiger combine photochromie et traitement miroité. En allant de la catégorie 2 à 3, il se destine avant tout au temps couvert à dégagé.

Toutefois, quelques marques parviennent à créer des écrans avec une amplitude plus large. On peut par exemple citer Julbo et son écran Zebra capable de passer de la catégorie 2 à 4 ou 1 à 3 dans sa version Light. Un excellent compromis pour skier par tous temps.

Une autre faiblesse souvent « oubliée » des fabricants est le temps nécessaire au retour à la normale des molécules. En effet, un écran peut mettre quelques secondes pour s’obscurcir mais il lui faudra environ 30% de temps en plus pour revenir à la normale.

Toutefois, les écrans modernes gèrent de mieux en mieux ce retour à l’état de repos.

La dernière faiblesse que l’on rencontre particulièrement sur les écrans photochromiques bas de gamme est la sensibilité au froid des molécules. Lorsque les températures sont très basses, il arrive que l’écran se « bloque » en position foncée et ne parvienne à retrouver son état de repos qu’une fois réchauffé. Même si ce mal est récurrent sur tous les écrans photochromiques, les modèles les plus hauts de gamme de chez Julbo ou Scott par exemple parviennent à résister à des températures avoisinant les -10°C

 

La buée est un ennemi bien connu de tous les skieurs portant un masque de ski. Bien souvent, quelques règles très simples permettent de s’en débarrasser ou d’éviter sa formation.

1 / D’où vient la buée ?

La buée est le résultat de la transformation de l’humidité contenue dans l’air en eau. Dans le masque de ski, la chaleur du visage et la transpiration génèrent un air chaud et humide qui stagne au niveau des yeux. L’humidité, qui n’est autre que de l’eau sous forme gazeuse, se transforme ensuite en eau dès qu’elle rentre en contact avec une surface froide, en l’occurrence l’écran du masque de ski.

 

2 / Les facteurs aggravants

Plusieurs éléments peuvent augmenter les risques de buée dans un masque. La première, et souvent aussi la plus redoutable, est la tendance que nous avons à mettre le masque sur le front lorsque l’on ne skie pas. Que vous soyez tête nue ou que vous portiez un bonnet, le front est l’une des zones produisant le plus de chaleur et d’humidité sur le visage. En posant votre masque sur cette zone, les mousses de contour qui font le tour de la monture du masque vont se gorger d’humidité. Et lorsque vous porterez à nouveau votre masque et que l’air circulera en passant à travers ces mousses, l’humidité contenue dans ces dernières entrera dans le masque augmentant le taux d’humidité et les risques de voir de la buée se former.

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la ventilation d’un masque de ski est très simple : l’air frais et humide entre par la face avant et le bas du masque. L’air chaud est quant à lui évacué par le haut du masque.

En seconde position l’on retrouve la neige accumulée sur le haut du masque, au niveau des ventilations supérieures. Ces dernières sont indispensables à la ventilation d’un masque de ski car elles permettent à l’air chaud et humide d’être évacué naturellement. Si de la neige obstrue ces ventilations, l’air chaud et humide s’accumule dans le masque augmentant encore une fois le risque de buée.

Le dernier des facteurs aggravant, et certainement le plus irrémédiable de tous est le nettoyage ou essuyage de la face interne de l’écran. Il est légitime de vouloir essuyer l’intérieur de son masque lorsqu’il est embué ou si de la neige s’est déposé suite à une chute. Mais cette action risque d’endommager le traitement anti buée appliqué sur l’écran et donc d’augmenter considérablement les chances de formation de buée.

 

3 / Eviter la buée

La première des choses à faire est de garder son masque sur les yeux, même sur le télésiège. Ainsi, la qualité de l’air contenu dans le masque et surtout sa température restent constant.
Si vous ne souhaitez pas le garder sur les yeux, enlevez le complètement et ne le gardez pas sur le front pour éviter tout transfert d’humidité entre le front et les mousses du contour du masque.

Veillez à toujours nettoyer le dessus de votre masque s’il neige. Ainsi, vous laisserez les ventilations libres et l’air chaud et humide sera expulsé plus efficacement.

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Si malgré toutes ces recommandations votre masque est envahi par la buée, orientez-vous vers les masques Smith équipé du Turbo Fan. Comme pour une hotte de cuisine, un ventilateur situé sur le haut aspire l’air chaud et humide et fait entrer de l’air frais par les côtés.

Si d’aventure il vous arrivait d’avoir le masque embué, le plus simple est de skier quelques secondes en décollant le masque du visage pour accélérer la ventilation. Vous verrez que la buée disparaît très rapidement, surtout s’il fait froid et sec à l’extérieur.

 

Catégories, traitements flashs, anti buée, les écrans de masque deviennent de plus en plus complexes. Mais il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans cette masse d’information.

Le point sur les catégories

Les catégories optiques permettent de déterminer la capacité d’un écran à bloquer la lumière.
Allant de 0 à 4, les catégories sont calculées en plaçant un faisceau lumineux sur la face externe de l’écran dont la puissance correspond à une intensité lumineuse de 100%. On place ensuite un capteur sur la face interne de l’écran de manière à mesurer l’intensité lumineuse. La différence entre l’intensité faisceau nu (100%) et l’intensité de la lumière après l’écran détermine ensuite la catégorie.

Les écrans jaunes sont très performants par mauvais temps.
Les écrans jaunes sont très performants par mauvais temps.

Un écran de catégorie 0 ne filtre aucune lumière contrairement à un écran de catégorie 4 qui en filtre plus de 90%.

Mesurer la catégorie d’un écran permet avant tout de déterminer l’usage que l’on en aura par la suite. En effet, un écran de catégorie 3 ou 4, donc capable de filtrer une importante quantité de lumière, sera destiné à être utilisé par beau temps. A contrario, un écran de catégorie 1 sera recommandé pour le mauvais temps ou le brouillard.

 

Les teintes de base

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La teinte de base brune est très appréciée pour sa capacité à reposer les yeux et à filtrer efficacement la lumière.

En optique, la teinte de base est la couleur perçue lorsque l’on regarde à travers le verre. Au delà de son aspect esthétique, la teinte de base permet de filtrer plus ou moins certaines couleurs du spectre de lumière ce qui a pour effet de modifier l’image perçue par le porteur. Les teintes de base sont très nombreuses, surtout qu’elles sont souvent associées aux traitements miroités pour créer des combinaisons uniques, mais seulement 5 sont très répandues : le gris, le brun, le jaune, l’orange et le rose. Chacune de ces couleurs possèdes des caractéristiques qui lui sont propres.

  • Le gris est une teinte neutre, c’est à dire qu’elle filtre de manière identique toutes les couleurs du spectre de lumière. Les couleurs semblent ainsi plus naturelles, et une fois vos yeux habitués à la pénombre, vous n’aurez pas l’impression de porter un masque.
  • Le brun améliore les contrastes et génère une lumière douce ayant un effet reposant sur les yeux. C’est d’ailleurs pourquoi le brun est majoritairement utilisé pour les lunettes et les masques de haute montagne.
  • L’orange et le rose sont principalement utilisés pour les écrans clairs (catégories 1 et 2) car leur pouvoir filtrant est assez faible. En revanche, ces teintes augmentent nettement les contrastes et améliorent la perception des contours. En d’autres termes, ces écrans permettent de mieux discerner les obstacles et le relief lorsque vous êtes sur les pistes.
  • Le jaune n’est utilisé que pour les écrans destinés au mauvais temps. Très claire, cette teinte permet d’illuminer l’image, augmentant ainsi la luminosité perçue.

 

Les traitements

Les deux traitements les plus répandus sont le traitement anti buée et le traitement miroité. Appliqué sur la surface interne de l’écran, le traitement anti buée permet de freiner la formation de buée dans l’écran. Attention, ce traitement est fragile et peut être endommagé en nettoyant l’intérieur de l’écran avec un chiffon humide.

Le traitement miroité, appliqué sur la surface externe de l’écran est avant tout esthétique. Il permet en effet de cacher les yeux derrière un écran particulièrement brillant, réfléchissant la plupart des rayons du soleil. Mais sa capacité à réfléchir la lumière permet aussi de diminuer la fatigue oculaire et de limiter le risque d’éblouissement.

 

La conception

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Un écran sphérique est plus « beau » visuellement mais aussi beaucoup plus cher

Deux formes d’écran sont utilisées pour la conception des masques de ski : les écrans cylindriques et les écrans sphériques. Les premiers ne sont courbés que dans un seul axe : l’axe horizontal. L’écran est alors constitué d’une feuille de plastique qui est recourbée à chaud pour lui donner sa forme définitive. Cette méthode de construction est la moins coûteuse et permet ainsi des prix de vente plus faibles.
Les écrans sphériques sont courbés sur le plan vertical et horizontal. Ils offrent ainsi un champ de vision plus large et panoramique. En revanche, leur fabrication est plus complexe car elle nécessite de découper un écran dans une sphère de polycarbonate.

 

Double écran

La formation de la buée est le résultat de la rencontre entre l’air chaud et humide contenu dans le masque et l’air froid de l’extérieur. L’humidité contenue dans l’air chaud se transforme en eau au contact de la surface froide de l’écran créant la buée. Pour amoindrir ce choc thermique, l’on appose souvent une deuxième couche de plastique sur la surface interne de l’écran. Comme un double vitrage, cette seconde couche est séparée de la couche externe par de l’air. La surface interne de l’écran est alors moins froide et le risque de buée moins élevé.

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Nettoyer son écran de masque de ski semble être une opération anodine. Pourtant, un nettoyage négligé peut diminuer les performances de votre écran.

Utilisez toujours une surface douce, type chiffon microfibre pour nettoyer l’extérieur de l’écran de votre masque. De préférence, humidifiez légèrement le chiffon avant de nettoyer. Frottez ensuite sans trop appuyer sur la surface de l’écran.

Attention, la surface interne de l’écran est traitée avec un traitement anti buée. Utiliser un chiffon humide ou même essuyer l’écran s’il est recouvert de buée ou de neige risque d’augmenter les chances d’avoir de la buée par la suite.

Si votre écran est embué, skiez doucement en décollant le masque de votre visage afin de générer un flux d’air suffisant dans le masque. Si après une chute, de la neige est parvenue à entrer dans le masque, secouez le vivement pour ôter la neige et attendez que l’eau restante sèche.