Parlons technique

Quantum, le nouveau casque de ski Smith est le MUST HAVE de l’hiver 2017. Sorti en série limitée dès le 23 novembre, il est en vente uniquement chez les meilleurs revendeurs; ceux qui suivent au plus près, l’actu ski! Alors Messieurs, dépêchez-vous, il n’y en aura pas pour tout le monde !

Introducing the Quantum I Protection with Maximum Horsepower from smith optics on Vimeo.

Smith Optics est leader mondial depuis 50 ans, dans la fabrication des verres solaires et des écrans de masques de ski. Leurs casques sont conçus et pensés pour s’intégrer au mieux avec leurs célèbres masques iconiques comme ceux de la gamme I/O, I/O7, I/OS et I/OX. Fabriqué dans un souci de sécurité accrue, Quantum illustre parfaitement cette intégration d’une technologie de pointe, alliée au design et au confort optimal.

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Le casque Quantum et sa coque hybride ABS

Casque Quantum Smith

La coque hybride est en ABS Bombshell avec leur construction Aerocore™ associée au matériau innovant le Koroyd® qui permet d’absorber davantage les impacts et les chocs. Il est largement au-dessus des normes internationales requises.  Toute la circulation d’air est également améliorée dans le casque. En effet, la fabrication Aerocore permet d’augmenter la circulation du flux d’air dans le casque et d’améliorer la régulation thermique pour une meilleure vision sans buée sur votre masque Smith. Enfin, tous les modèles Quantum sont équipés de la technologie MIPS de Smith, reconnaissable à la pastille jaune, collée à gauche en bas du casque.

Voir tous les modèles de casque Smith

Le système de ventilation Smith AirEvac

Quantum Smith AirEvac

C’est quand un casque standard garde enfermé, l’air humide et chaud que votre masque de ski s’embue aussi plus vite. Le système de ventilation AirEvac de Smith entraîne ici une circulation maximale de l’air et il expulse l’air chaud par le haut, vers l’extérieur. Il est conçu avec 22 évents d’air réglables à l’aide de deux régulateurs sur le sommet du casque, que l’on manipule facilement pour ouvrir ou fermer les arrivées d’air.

 

Pour un fit ajusté allié à un confort optimal : la technologie Fidlock, Wayfinder et Boa

Quantum Smith Wayfinder

Le casque Smith Quantum est aussi travaillé pour obtenir un confort maximal, avec un ajustement précis à votre tête. Pour mettre et enlever votre casque facilement, il est doté de la technologie Fidlock®, un nouveau système d’attache simple, le Wayfinder. Grâce à sa fermeture aimantée qui peut être réglée d’une main tout en gardant ses gants, ce système d’attache est très pratique et très intuitif.

 Voir les couleurs du casque Smith Quantum

Enfin, pour un ajustement sur mesure, le casque Smith offre des réglages à la fois frontaux et latéraux. Il est muni du système de réglage Boa® FS360 : une conception à 360 degrés encastrée dans la doublure, qui permet un réglage micrométrique de la taille, pour ajuster parfaitement le casque à votre tour de tête.

Quantum Smith BOAQuantum Smith exoskeleton

Tout savoir sur le verre ChromaPop : nouveauté de la saison pour les masques de ski Smith

ChromaPop c’est la nouvelle technologie brevetée des écrans de masque de ski Smith. Elle améliore très nettement le confort visuel : amélioration de la clarté visuelle, meilleure définition des reliefs et reconnaissance des couleurs naturelles optimisées selon les conditions météo du jour. La lumière visible est un ensemble de couleurs qui font le spectre lumineux et ce verre ChromaPop filtre la lumière à 2 longueurs d’onde spécifique. Concrètement cela signifie qu’il arrête certaines couleurs afin que d’autres soient accentuées, pour optimiser les contrastes.

Technologie ChromaPop Smith

Pourquoi est-ce mieux pour nos écrans de masque ?

Ce verre permet de décomposer les couleurs du spectre lumineux, en les filtrant afin de booster certaines et d’en atténuer d’autres. Il distingue les 3 couleurs primaires nettement, sans les mélanger, pour améliorer les contrastes sur tout type de surfaces, au-delà des capacités normales. Grâce à ce filtrage de longueurs d’onde de lumière, le verre offre une meilleure définition avec des couleurs plus naturelles et une clarté inégalée.

ChromaPop Smith

Faites-en plus !

Le ChromaPop fournit donc plus de détails, plus de reliefs et plus de contrastes, sur une fourchette plus large de conditions de lumière, sur une gamme plus vaste de conditions météo, qu’avec les écrans traditionnels. Ce qui explique aussi le coût plus élevé des modèles de masques de ski Smith équipés de cette technologie. On la retrouve sur toute la gamme Smith à écrans interchangeables I/O : I/O, I/O7, I/OS, I/OX. Et aussi sur le modèle Squad. Pour utiliser cette nouvelle technologie sur vos anciens masques et les réactualiser, les écrans de rechange s’adapteront sans problème; ils sont en vente à l’unité.

En savoir plus : masque ski Smith

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3 écrans au choix, en fonction de la météo :

Les verres sont tous interchangeables et disponibles en 3 teintes différentes, pour 3 utilisations précises en fonction des catégories traditionnelles 1, 2 et 3. Ils vous offrent ce qui se fait de mieux en termes de visibilité et de clarté, pour une vision optimale. Lorsque le temps est couvert, le ChromaPop Storm est là pour améliorer les contrastes. Le ChromaPop Everyday offre un spectre plus large de conditions météo, temps couvert et ensoleillé, et accentue bien les reliefs de la neige à tout moment. Le ChromaPop Sun atténue parfaitement les effets de la réverbération, quand le soleil brille.

Ecrans ChromaPop Smith

Technologie Prizm : tout ce qu’il faut retenir

La marque Oakley a élargi récemment son panel d’écrans de masques de ski en ajoutant à sa collection les écrans Prizm. En effet, depuis de nombreuses années, les marques cherchent à proposer des écrans tous temps, capables de vous accompagner par beau temps comme par temps couvert. Et grâce à sa technologie Prizm, Oakley y est arrivé.

Mais que se cache-t-il derrière cette appellation Prizm?

Ce verre permet de décomposer les couleurs du spectre lumineux, en les filtrant afin d’en booster certaines et d’en atténuer d’autres. Il s’agit d’une technologie de lentille révolutionnaire qui accroît considérablement le contraste et la visibilité dans un large éventail de conditions de lumière, de manière à affiner votre vision dans tous les environnements et sur tout type de surfaces.

En savoir plus ici :
un verre Prizm pour chaque usage, en fonction de l’activité et de environnement,  golf, route, montagne etc.

Concrètement sur neige, le contraste et les reliefs seront fortement accentués afin d’obtenir une vision parfaite, tout en percevant les moindres détails présents sur la piste, grâce à un mélange subtil de couleurs permettant un contrôle parfait de la transmission de lumière.

Prizm
Comme vous pouvez le constater, la vision avec la technologie Prizm est bien meilleure

Les contrastes sont ainsi optimisés pour vous offrir une vision la plus claire possible, par beau comme par mauvais temps.

La gamme Prizm se décline en 5 écrans

Rose-Iridium
Prizm Rose :

– Catégorie 1

– Filtre 100% des UV

– Recommandé par temps couvert à mauvais

Prizm Sapphire / Torch / Jade Iridium :

Sapphire-Iridium

Torch-Iridium

Jade-Iridium

 

 

 

 

 

– Catégorie 2

– Filtre 100% des UV

– Recommandé par temps nuageux à beau temps

 

Black-Iridium

Prizm Black Iridium :

– Catégorie 3

– Filtre 100% des UV

– Recommandé par beau temps

 

Technologie-Prizm

Une chute, ou un mauvais stockage et votre écran est irrémédiablement rayé. Si vous avez un masque haut de gamme, le plus simple est de le changer. Heureusement, cette manipulation est très facile et ne prend que quelques minutes.

Une rayure sur l’écran de son masque de ski crée une gêne au niveau de la vision. Et ce n’est pas tout car les rayures peuvent également diminuer les performances de l’écran surtout en ce qui concerne la filtration de la lumière. Lorsque l’écran est trop rayé, le plus simple est de le remplacer. Sur les masques à changement rapide d’écran, cette opération est très simple à effectuer. Sur les masques standards, l’opération n’est pas beaucoup plus compliquée, mais nécessite plusieurs manipulations.

Démonter son écran

L’écran est généralement enchâssé dans la monture, ce qui laisse supposer qu’il n’est pas possible de l’enlever. Or tous les écrans sont amovibles.
Pour le libérer, il faut tirer sur le haut de la monture tout en tenant fermement le bas. Tirez en cherchant à écarter le haut et le bas de la monture. Vous entendrez un bruit ou sentirez une rupture, il s’agit des fixations de l’écran qui sont en train de se défaire. Une fois le haut démonté, il ne vous reste plus qu’à tirer sur l’écran, toujours en maintenant le bas de la monture.

Le remontage

Remonter son écran est la partie la plus compliquée. En effet, vous allez devoir insérer l’écran à force dans son logement, en veillant à bien aligner les fixations situées sur l’écran et dans la monture. Montez le nouvel écran en veillant à toucher le moins possible la face interne (celle située le plus près du visage) pour ne pas détériorer le traitement anti buée.
Insérez l’écran dans son logement en commençant par l’arche nasale et en remontant ensuite par les côtés. Lorsque vous êtes au niveau d’une fixation, forcez légèrement de manière à emboîter les parties mâles et femelles. Arrivé à la partie supérieure de l’écran, il vous faudra certainement tirer sur la monture pour la détendre et pouvoir ainsi la positionner sur le faut de l’écran. Vérifiez enfin que l’écran est correctement fixé sur tout son pourtour.

Cette vidéo présente le changement de l’écran sur un Oakley Crowbar, mais le procédé est identique sur tous les masques, mis à part le fait qu’il faut ici commencer par monter le haut de l’écran.

Terminez avec un coup de chiffon microfibre sur la face externe de l’écran pour enlever les traces de doigts et votre masque est prêt à être à nouveau utilisé.
Cette manipulation peut être effectuée sur tous les masques. Toutefois, sur les masques entrée de gamme, il n’est pas toujours avantageux de remplacer l’écran, le prix de ce dernier avoisinant souvent les 20€ au minimum. De plus, les marques ne proposent pas systématiquement des écrans de rechange pour ce genre de modèles.

D’abord réservés aux lunettes de soleil, les filtres polarisants deviennent courants sur les masques de ski. Mais quel est leur rôle ? Qu’apportent les masques de ski polarisés aux skieurs ?

 

Qu’est-ce qu’un filtre polarisant ?

zeal-eclipse-white-10795Un filtre polarisant bloque la lumière indirecte issue de la réflexion sur une surface brillante. Pour bien comprendre son fonctionnement, il suffit de regarder un plan d’eau sur lequel frappe le soleil. Le plan d’eau apparaît sous la forme d un halo lumineux éblouissant. L’ajout d’un filtre polarisant bloquera les rayons éblouissant provenant du plan d’eau et permettra de voir le fond du plan d’eau.

Il est également possible de voir les bénéfices d’un filtre polarisant sur le pare brise d’une voiture. Lorsque la lumière est forte, le tableau de bord se reflète dans ce dernier, à moins que vous ne soyez équipé d’un filtre polarisant.
Généralement, le filtre polarisant est invisible à l’œil nu. Ainsi, lorsque vous portez des verres ou un écran qui en est équipé, les couleurs ainsi que la luminosité restent inchangées par rapport à un écran standard. Toutefois, les filtres polarisant sont connus pour augmenter les contrastes.
Pour intégrer les filtres aux écrans et leur conférer un maximum de longévité, les fabricants l’insèrent entre deux couches de plastique.

Voici le résultat d’une scène photographiée avec un filtre polarisant puis sans :

Les bénéfices sur la neige

Dans un environnement neigeux, les écrans polarisés vont adoucir l’image, limitant les risques 10748041_1495542394028398_1255424847_nd’éblouissement. Comme le verre ou l’eau, la neige reflète la lumière du soleil ce qui des zones de très forte luminosité sur les pistes.

Mais c’est surtout la capacité des écrans polarisés à augmenter les contrastes qui sera la plus appréciable. Les reliefs deviendront beaucoup plus nets et la perception de la profondeur de champ sera meilleure. En somme, il sera beaucoup plus facile de distinguer les bosses, les cassures, mais aussi les distances et la glace, y compris lorsque la luminosité sera faible.

En revanche, contrairement aux idées reçues, les écrans polarisés n’améliorent pas la visibilité par mauvais temps. Ils sont en effet souvent foncés et donc destinés à un usage par beau temps.

 

 

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Le système MIPS, aujourd’hui monté sur de nombreux casques de ski est encore inconnu de la plupart des skieurs. Réelle innovation ou gadget supplémentaire ? Nous vous dévoilons tout sur ce système dont tout le monde parle.

MIPS, le fruit de recherches scientifiques poussées?

En 1997, le neurochirurgien suédois Hans Von Holst a commencé à travailler sur la construction des casques de ski et de VTT. Avec son associé Peter Halldin, chercheur au Royal Institute of Technology, ils mettent en évidence l’inefficacité des casques lors d’impacts obliques. En effet, lorsque le casque subit un impact provenant d’une force oblique, le casque à tendance à ne pas bouger sur la tête et donc à restituer en un point unique la force de l’impact. En 2001, ils fondent la société MIPS AB avec 3 autres chercheurs du Royal Institute of Technology et se focalisent sur la création d’un système de répartition des forces en cas d’impacts obliques. Ils mettront au point le système MIPS qui équipe aujourd’hui de nombreux casques.

MIPS – Low friction layer from PILLOW.se on Vimeo.

Un système basé sur le fonctionnement du cerveau

Capture d’écran 2015-01-11 à 17.42.58MIPS est l’acronyme de Multidirectional Impact Protection System (système multidirectionnel de protection contre les impacts). Ce système est basé sur une coque en plastique dure installée à l’intérieur du casque. Fixé au casque grâce à des attaches multidirectionnelles, le système MIPS peut bouger dans tous les sens à l’intérieur du casque. L’objectif est de permettre au casque de pouvoir bouger librement sur la tête en cas d’impact oblique. En effet, en tournant autour de la tête, le casque absorbera et dissipera la force de l’impact, limitant ainsi les répercussions sur le cerveau.
Pour concevoir ce système, les chercheurs de chez MIPS AB ont tout simplement cherché à reproduire, avec des éléments mécaniques, le mécanisme de protection du cerveau dans la boîte crânienne. Le liquide céphalo rachidien qui entoure le cerveau est alors remplacé par la coque MIPS et ses fixations multi directionnelles.mipshelmets-1

Ce système, en apparence simple, permet de réduire de manière importante les forces liées à une chute, que ce soit à ski ou en VTT. Et malgré le surcoût, nombreuses sont les marques à faire confiance à ce système pour proposer des produits offrant un niveau de protection supplémentaire.

L’écran unique, celui que vous utilisez pour le beau comme le mauvais temps n’est plus si loin. Les progrès dans le domaine des écrans photochromiques laisse entrevoir de belles perspectives pour les années à venir.

Avec l’avènement des masques de ski, les marques sont toutes en quête de l’écran unique. Celui capable de vous accompagner par beau temps comme en cas de tempête de neige. Et pour le moment, la seule piste réellement exploitable repose sur la photochromie. Il faut dire qu’en quelques années, les marques ont redoublé d’efforts pour améliorer la technologie existante et l’implanter sur un plus grand nombre de modèles.

Comment fonctionne un écran photochromique ?

Contrairement aux idées reçues, les masques photochromiques réagissent aux ultra violets et non à la luminosité ambiante. Cette réaction est le résultat d’une modification de la structure des molécules photochromiques ajoutées dans le matériau qui constitue l’écran.
A leur état de repos, ces molécules sont peu denses ce qui permet à la lumière de se frayer plus facilement un chemin. En revanche, lorsqu’elles sont exposées à des ultra violets, les molécules se densifient empêchant par conséquent la lumière de passer. Une fois l’exposition aux UV terminées, les molécules reviennent à leur état de repos.

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Beau temps = écran foncé, mauvais temps = écran clair, le principe est très simple, en théorie.

En fonction des performances attendues, ces molécules sont ajoutées à un plastique plus ou moins foncé. Plus le matériau de base est foncé au départ, plus l’écran sera capable d’atteindre une catégorie élevée (3 ou 4) à l’arrivée.

 

Atouts et faiblesses

Bien entendu, l’atout principal d’un écran photochromique est sa capacité à s’adapter à la météo. Qu’il fasse beau ou couvert, vous aurez toujours la bonne quantité de lumière pour voir où vous posez vos skis. En revanche, même si les progrès ont été très importants ces dernières années, il n’est toujours pas possible de créer des écrans photochromiques couvrant la totalité des besoins des skieurs. Généralement l’on trouve des écrans passant de la catégorie 1 à 2 pour le mauvais temps et le temps couvert et d’autres couvrant les catégories 2 et 3 pour un usage par beau temps.

Visuellement, Le Julbo Snow Tiger n'a rien à envier à ses concurrents.
Le Julbo Snow Tiger combine photochromie et traitement miroité. En allant de la catégorie 2 à 3, il se destine avant tout au temps couvert à dégagé.

Toutefois, quelques marques parviennent à créer des écrans avec une amplitude plus large. On peut par exemple citer Julbo et son écran Zebra capable de passer de la catégorie 2 à 4 ou 1 à 3 dans sa version Light. Un excellent compromis pour skier par tous temps.

Une autre faiblesse souvent « oubliée » des fabricants est le temps nécessaire au retour à la normale des molécules. En effet, un écran peut mettre quelques secondes pour s’obscurcir mais il lui faudra environ 30% de temps en plus pour revenir à la normale.

Toutefois, les écrans modernes gèrent de mieux en mieux ce retour à l’état de repos.

La dernière faiblesse que l’on rencontre particulièrement sur les écrans photochromiques bas de gamme est la sensibilité au froid des molécules. Lorsque les températures sont très basses, il arrive que l’écran se « bloque » en position foncée et ne parvienne à retrouver son état de repos qu’une fois réchauffé. Même si ce mal est récurrent sur tous les écrans photochromiques, les modèles les plus hauts de gamme de chez Julbo ou Scott par exemple parviennent à résister à des températures avoisinant les -10°C

 

La buée est un ennemi bien connu de tous les skieurs portant un masque de ski. Bien souvent, quelques règles très simples permettent de s’en débarrasser ou d’éviter sa formation.

1 / D’où vient la buée ?

La buée est le résultat de la transformation de l’humidité contenue dans l’air en eau. Dans le masque de ski, la chaleur du visage et la transpiration génèrent un air chaud et humide qui stagne au niveau des yeux. L’humidité, qui n’est autre que de l’eau sous forme gazeuse, se transforme ensuite en eau dès qu’elle rentre en contact avec une surface froide, en l’occurrence l’écran du masque de ski.

 

2 / Les facteurs aggravants

Plusieurs éléments peuvent augmenter les risques de buée dans un masque. La première, et souvent aussi la plus redoutable, est la tendance que nous avons à mettre le masque sur le front lorsque l’on ne skie pas. Que vous soyez tête nue ou que vous portiez un bonnet, le front est l’une des zones produisant le plus de chaleur et d’humidité sur le visage. En posant votre masque sur cette zone, les mousses de contour qui font le tour de la monture du masque vont se gorger d’humidité. Et lorsque vous porterez à nouveau votre masque et que l’air circulera en passant à travers ces mousses, l’humidité contenue dans ces dernières entrera dans le masque augmentant le taux d’humidité et les risques de voir de la buée se former.

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la ventilation d’un masque de ski est très simple : l’air frais et humide entre par la face avant et le bas du masque. L’air chaud est quant à lui évacué par le haut du masque.

En seconde position l’on retrouve la neige accumulée sur le haut du masque, au niveau des ventilations supérieures. Ces dernières sont indispensables à la ventilation d’un masque de ski car elles permettent à l’air chaud et humide d’être évacué naturellement. Si de la neige obstrue ces ventilations, l’air chaud et humide s’accumule dans le masque augmentant encore une fois le risque de buée.

Le dernier des facteurs aggravant, et certainement le plus irrémédiable de tous est le nettoyage ou essuyage de la face interne de l’écran. Il est légitime de vouloir essuyer l’intérieur de son masque lorsqu’il est embué ou si de la neige s’est déposé suite à une chute. Mais cette action risque d’endommager le traitement anti buée appliqué sur l’écran et donc d’augmenter considérablement les chances de formation de buée.

 

3 / Eviter la buée

La première des choses à faire est de garder son masque sur les yeux, même sur le télésiège. Ainsi, la qualité de l’air contenu dans le masque et surtout sa température restent constant.
Si vous ne souhaitez pas le garder sur les yeux, enlevez le complètement et ne le gardez pas sur le front pour éviter tout transfert d’humidité entre le front et les mousses du contour du masque.

Veillez à toujours nettoyer le dessus de votre masque s’il neige. Ainsi, vous laisserez les ventilations libres et l’air chaud et humide sera expulsé plus efficacement.

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Si malgré toutes ces recommandations votre masque est envahi par la buée, orientez-vous vers les masques Smith équipé du Turbo Fan. Comme pour une hotte de cuisine, un ventilateur situé sur le haut aspire l’air chaud et humide et fait entrer de l’air frais par les côtés.

Si d’aventure il vous arrivait d’avoir le masque embué, le plus simple est de skier quelques secondes en décollant le masque du visage pour accélérer la ventilation. Vous verrez que la buée disparaît très rapidement, surtout s’il fait froid et sec à l’extérieur.

 

Catégories, traitements flashs, anti buée, les écrans de masque deviennent de plus en plus complexes. Mais il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans cette masse d’information.

Le point sur les catégories

Les catégories optiques permettent de déterminer la capacité d’un écran à bloquer la lumière.
Allant de 0 à 4, les catégories sont calculées en plaçant un faisceau lumineux sur la face externe de l’écran dont la puissance correspond à une intensité lumineuse de 100%. On place ensuite un capteur sur la face interne de l’écran de manière à mesurer l’intensité lumineuse. La différence entre l’intensité faisceau nu (100%) et l’intensité de la lumière après l’écran détermine ensuite la catégorie.

Les écrans jaunes sont très performants par mauvais temps.
Les écrans jaunes sont très performants par mauvais temps.

Un écran de catégorie 0 ne filtre aucune lumière contrairement à un écran de catégorie 4 qui en filtre plus de 90%.

Mesurer la catégorie d’un écran permet avant tout de déterminer l’usage que l’on en aura par la suite. En effet, un écran de catégorie 3 ou 4, donc capable de filtrer une importante quantité de lumière, sera destiné à être utilisé par beau temps. A contrario, un écran de catégorie 1 sera recommandé pour le mauvais temps ou le brouillard.

 

Les teintes de base

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La teinte de base brune est très appréciée pour sa capacité à reposer les yeux et à filtrer efficacement la lumière.

En optique, la teinte de base est la couleur perçue lorsque l’on regarde à travers le verre. Au delà de son aspect esthétique, la teinte de base permet de filtrer plus ou moins certaines couleurs du spectre de lumière ce qui a pour effet de modifier l’image perçue par le porteur. Les teintes de base sont très nombreuses, surtout qu’elles sont souvent associées aux traitements miroités pour créer des combinaisons uniques, mais seulement 5 sont très répandues : le gris, le brun, le jaune, l’orange et le rose. Chacune de ces couleurs possèdes des caractéristiques qui lui sont propres.

  • Le gris est une teinte neutre, c’est à dire qu’elle filtre de manière identique toutes les couleurs du spectre de lumière. Les couleurs semblent ainsi plus naturelles, et une fois vos yeux habitués à la pénombre, vous n’aurez pas l’impression de porter un masque.
  • Le brun améliore les contrastes et génère une lumière douce ayant un effet reposant sur les yeux. C’est d’ailleurs pourquoi le brun est majoritairement utilisé pour les lunettes et les masques de haute montagne.
  • L’orange et le rose sont principalement utilisés pour les écrans clairs (catégories 1 et 2) car leur pouvoir filtrant est assez faible. En revanche, ces teintes augmentent nettement les contrastes et améliorent la perception des contours. En d’autres termes, ces écrans permettent de mieux discerner les obstacles et le relief lorsque vous êtes sur les pistes.
  • Le jaune n’est utilisé que pour les écrans destinés au mauvais temps. Très claire, cette teinte permet d’illuminer l’image, augmentant ainsi la luminosité perçue.

 

Les traitements

Les deux traitements les plus répandus sont le traitement anti buée et le traitement miroité. Appliqué sur la surface interne de l’écran, le traitement anti buée permet de freiner la formation de buée dans l’écran. Attention, ce traitement est fragile et peut être endommagé en nettoyant l’intérieur de l’écran avec un chiffon humide.

Le traitement miroité, appliqué sur la surface externe de l’écran est avant tout esthétique. Il permet en effet de cacher les yeux derrière un écran particulièrement brillant, réfléchissant la plupart des rayons du soleil. Mais sa capacité à réfléchir la lumière permet aussi de diminuer la fatigue oculaire et de limiter le risque d’éblouissement.

 

La conception

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Un écran sphérique est plus « beau » visuellement mais aussi beaucoup plus cher

Deux formes d’écran sont utilisées pour la conception des masques de ski : les écrans cylindriques et les écrans sphériques. Les premiers ne sont courbés que dans un seul axe : l’axe horizontal. L’écran est alors constitué d’une feuille de plastique qui est recourbée à chaud pour lui donner sa forme définitive. Cette méthode de construction est la moins coûteuse et permet ainsi des prix de vente plus faibles.
Les écrans sphériques sont courbés sur le plan vertical et horizontal. Ils offrent ainsi un champ de vision plus large et panoramique. En revanche, leur fabrication est plus complexe car elle nécessite de découper un écran dans une sphère de polycarbonate.

 

Double écran

La formation de la buée est le résultat de la rencontre entre l’air chaud et humide contenu dans le masque et l’air froid de l’extérieur. L’humidité contenue dans l’air chaud se transforme en eau au contact de la surface froide de l’écran créant la buée. Pour amoindrir ce choc thermique, l’on appose souvent une deuxième couche de plastique sur la surface interne de l’écran. Comme un double vitrage, cette seconde couche est séparée de la couche externe par de l’air. La surface interne de l’écran est alors moins froide et le risque de buée moins élevé.

Depuis de nombreuses années, les marques cherchent à proposer des écrans tous temps, capables de vous accompagner par beau temps comme par temps couvert. Grâce à la technologie Prizm, Oakley y est arrivé.

Le principe de la technologie Prizm est très simple : un mélange subtil de couleurs permettant un contrôle parfait de la transmission de lumière. Les contrastes sont ainsi poussés à leur maximum pour vous offrir une vision la plus claire possible par beau comme par mauvais temps.

Capture d’écran 2014-12-11 à 16.27.22

Oakley propose la technologie Prizm sur trois de ses écrans :

  • Black Iridium (catégorie3), pour un usage par beau temps jusqu’à temps mitigé
  • Jade Iridium (catégorie 2), pour le temps mitigé à couvert
  • Rose (catégorie1) pour le mauvais temps et le temps mitigé

Capture d’écran 2014-12-11 à 16.36.00

Une nouvelle technologie qui va simplifier les choses lors du choix de son masque et de l’écran qui va avec.

Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur cette technologie que l’on espère retrouver rapidement sur tous les écrans, Oakley vous dévoile sa recette secrète.