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Problèmes de vue : les alternatives aux lunettes de soleil

Malgré des progrès permanents, concilier sports d’hiver et problèmes de vue n’est pas chose aisée. Et si vous voulez essayer autre chose que les lunettes de soleil, des solutions existent.

Les masques de ski OTG

La solution la plus simple et la moins chère pour conserver ses lunettes de vue sur les pistes est d’opter pour un masque de ski pour porteurs de lunettes. Appelés OTG (pour Over The Glasses, par dessus les lunettes), ces masques de ski peuvent être portés par dessus une paire de lunettes de vue. Depuis plusieurs années, les marques redoublent d’efforts pour offrir des produits au look et au confort proche des masques standards. Masque OTG ne rime plus aujourd’hui avec énorme monture et look cubique peu réussi.
Toutefois, il faut garder à l’esprit que les masques pour porteurs de lunettes seront automatiquement plus volumineux. Il faut en effet pouvoir loger la monture tout en laissant un espace suffisant autour des lunettes pour permettre la circulation de l’air.

masques-otg-2Toute personnes qui a déjà essayé de porter un masque standard avec des lunettes de vue s’est retrouvée confrontée au problème des branches. Leur épaisseur empêche généralement le masque d’être plaqué contre le visage. Pour remédier à cela, les masques OTG sont équipés d’une découpe au niveau de la zone de contact avec les branches. Le plastique et la mousse de contour sont découpés pour créer un dégagement permettant le passage des branches. Ainsi, le masque est parfaitement plaqué au visage, sauf bien entendu au niveau des branches.

Les clips optiques

clip-optique-saliceLa seconde solution envisageable, si vous souhaitez porter un masque de ski tout en conservant vos lunettes, est la mise en place d’un clip optique. Ce dispositif amovible permet d’installer des verres correcteurs dans le masque. Son principal inconvénient : il faut l’équiper avec des verres qu’un opticien devra tailler pour les installer.
En revanche, le faible encombrement de ce dispositif permet de l’installer dans la plupart des masques du marché. De plus, ce dispositif ne change absolument pas le confort du masque, contrairement à une paire de lunettes dans un masque OTG.

Le problème récurrent de la ventilation

Malgré leurs performances sans cesse en évolution, les masques OTG comme les clips optiques ont comme principal défaut d’être sujet à la buée. L’air chaud et humide généré par le visage reste emprisonné dans le masque et finit par se condenser sur la surface froide des verres. Lunettes et clips optiques deviennent alors opaques au bout de quelques secondes à l’arrêt.

Malheureusement, il n’existe aucune solution miracle, si ce n’est d’essayer de limiter les dégâts en ne mettant le masque sur les yeux que lorsque vous êtes en mouvement. Par contre, cette solution qui n’est possible qu’avec un masque OTG, expose vos yeux à la luminosité.Smith-turbo-fan
Autre solution, choisir un masque avec une ventilation très performante comme les Smith équipés de la ventilation Turbo Fan. Cette ventilation disponible sur les modèles I/OX et Prophecy utilise un ventilateur situé sur le haut du masque pour aspirer l’air chaud situé dans le masque. Fonctionnant comme une hotte aspirante, ce dispositif force la circulation de l’air dans le masque, même à l’arrêt. Le moteur est alimenté par des piles logées dans un boîtier installé sur le strap du masque. A l’heure actuelle, il s’agit du système de ventilation le plus efficace disponible sur le marché.

 

Si vous êtes de ceux qui ne peuvent porter des lentilles de contact, les masques OTG et les clips optiques sont les deux seules solutions pour porter un masque de ski tout en conservant des lunettes. Loin d’être parfaits, ces deux systèmes permettent toutefois de pratiquer le ski en profitant du confort d’un masque de ski tout en gardant une bonne visibilité. Peut-être un jour aurons-nous la chance de trouver des écrans équipés d’un dispositif de correction de la vue ? Mais cela ne semble pas être d’actualité.

Les casques multi activités

Un seul casque pour faire du VTT, du ski, de la randonnée, c’est la promesse des casques multi activité. Mais que valent-ils vraiment ? Cette polyvalence n’entame-t-elle pas les performances ? Décryptons ce nouveau phénomène du sport de montagne.

 Le principe

La législation qui régit les équipements de protection est particulière. En effet, chaque modèle de casque doit être certifié pour une activité donnée (le ski, l’équitation, les protections de chantier, etc.). Mais depuis quelques années, les fabricants de casques de sport cherchent à créer des casques avec plusieurs certifications, permettant de conserver le même casque pour toutes les activités sportives. Le plus souvent, ils parviennent à faire certifier leur casque pour le ski, le vélo et l’alpinisme, les tests pour ces catégories ayant pratiquement les mêmes exigences.
Le défi consiste ensuite à rendre le casque confortable dans chaque activité à laquelle il se destine. Et là, chaque marque applique une recette différente : oreillettes amovibles ou ventilations refermables.
Un casque trop chaud ne sera pas adapté à un usage en VTT ou en escalade. Au contraire, un casque trop aéré ne sera pas adapté à la pratique des sports d’hiver.

2 modèles incontournables

Cébé Trilogy

eexemple_de_montage_cebe_trilogyS’il est bien un casque multi activité à prendre au sérieux, c’est le Cébé Trilogy. Il fut en effet le premier casque adapté à la pratique du ski, du VTT et de l’alpinisme. Cébé à utilisé un système d’éléments amovibles pour rendre le Trilogy compatible avec ces trois disciplines : des grilles de ventilation, les oreillettes et une visière. Pour skier, vous apprécierez la ventilation régulée par les grilles et les oreillettes souples et chaudes. Pour le transformer en casque VTT, il suffit d’enlever les oreillettes, les grilles de ventilation et d’installer la visière. Enfin, enlevez les grilles de ventilation, les oreillettes et la visière pour avoir un vrai casque d’alpinisme.

 

Scott Couloir

scott couloirLe Scott Couloir possède la double certification Ski et ski / alpinisme. S’il est d’abord utilisé comme un casque de ski, il saura également s’adapter à l’alpinisme, à l’escalade et à la cascade de glace.
Sa prédilection pour les sports de montagne se voit à son équipement : ventilation performante, clip pour lampe frontale et système de maintien du masque de ski.
Contrairement au Cébé, les options de personnalisation sont moins nombreuses. Ici, pas de visière ou de grilles de ventilation amovibles mais une doublure interne modulable et des oreillettes souples amovibles.

Il existe bien d’autres modèles multi activités (K2 Route, POC Receptor +, etc.), ayant tous des avantages et des inconvénients. Toutefois, ces deux là nous ont semblé les plus intéressants pour ceux qui privilégient les sports d’hiver. Si vous n’êtes pas de ceux-là, Protec, POC ou Petzl proposent des produits également très aboutis que nous vous présenteront prochainement.

Cébé L.A.M. : Look, polyvalence et prix

Cébé continue la mutation de sa gamme avec la L.A.M., un modèle coloré et surtout très polyvalent.

Depuis 2 ans, Cébé a entamé une mutation complète de sa gamme de lunettes de soleil. Au programme, de nouveaux modèles sportifs, bien sûr, mais aussi des modèles plus urbains. Les Cébé L.A.M. viennent compléter cette dernière catégorie.

L.A.M. est l’acronyme de Look At Me (regarde moi, en anglais), et c’est en effet ce qui risque de se passer lorsque vous allez porter ces lunettes. Car les Cébé LAM sont très colorées. Montures aux couleurs acidulées et verres miroités de toutes les nuances, ces lunettes se démarquent de la production habituelle de Cébé.

Mais les Cébé L.A.M. ne sont pas que belles ou originales (question de point de vue), elles sont aussi particulièrement polyvalentes. Sur les pistes, en balade ou à la plage, ces lunettes de soleil sont à l’aise partout.

Les Cébé L.A.M. sont proposées à 39€, une sacrée affaire !

Lunettes de soleil de ski : Que choisir?

Chaque année, vous êtes nombreux à préférer les lunettes de soleil aux masques de ski pour vous rendre sur les pistes. Mais quelques précautions doivent être observées pour porter ses lunettes sans mettre en danger ses yeux.

 

Catégorie des verres

Les Vuarnet 113 équipées des verres Vuarnet Skilynx de catégorie 4. Une référence pour de nombreux skieurs

Sur les pistes, la neige est le meilleur allié des skieurs mais le pire ennemi des yeux. En effet, elle possède une force de réflexion très importante. Une exposition prolongée fatigue les yeux et peut entraîner, dans les cas les plus graves, une cécité des neiges. Même si elle est bénigne, cette pathologie est très handicapante, puisque comme son nom l’indique, elle cause une perte temporaire de la vue.
Pour skier avec des lunettes de soleil, il est recommandé d’opter pour des verres de catégorie 4. Très foncés, ils filtrent une importante quantité de lumière évitant ainsi l’éblouissement et tout risque de cécité des neiges.
Même s’ils ne sont pas les plus adaptés, les verres de catégorie 3 foncés, comme les Oakley ice Iridium ou les Julbo Spectron3 peuvent convenir, sauf si vous avez les yeux fragiles.

 

Forme des lunettes

julbo-montebianco-titane-j4155051Le second point à respecter lorsque vous choisirez vos lunettes de ski, est la forme de la monture. Il faut impérativement que les lunettes enveloppent le regard afin de protéger les côtés des yeux. Sans cette protection latérale, les rayons lumineux peuvent s’introduire par les côtés, être réfléchis par la face interne des verres et terminer dans les yeux. Dans ce cas, les yeux sont touchés par une luminosité brute, donc à pleine puissance. Par ailleurs, des lunettes enveloppantes bloqueront le vent et l’air froid, un confort qui n’est pas négligeable surtout si vous appréciez la vitesse.
Oubliez donc vos Ray Ban Aviator, Wayfarer ou vos lunettes urbaines, celles-ci ne protégeant pas suffisamment les côtés des yeux. Préférez leur des lunettes enveloppantes comme des Julbo Montebianco, Julbo trek, Vuarnet 113 ou Oakley Straight Jacket, Fives Squared, Gascan etc.
Pensez également à choisir des lunettes ayant une bonne tenue sur le visage. Il n’est pas agréable de devoir remonter ses lunettes sur le nez en permanence. N’hésitez pas à les équiper d’un cordon qui vous évitera de perdre vos lunettes en cas de chute. Sur la piste, il ne sera pas difficile de retrouver les lunettes, mais dans la poudreuse, les lunettes peuvent terminer sous la couche de neige et les retrouver relève alors du quasi miracle.

Skier avec des lunettes de soleil ne présente aucun danger, pourvu que vous respectiez ces quelques points. Il est tout à fait compréhensible de vouloir porter ses « belles lunettes » sur les pistes, seulement leur conception ne permet souvent pas une protection efficace des yeux. Porter des Aviator, des Super, des Wayfarer ou toute autre paire de lunettes de soleil urbaine sur les pistes reviendrait à vouloir faire le Paris Dakar avec une voiture de tourisme. Dans l’absolu vous pourrez y arriver, mais la réalité sera toute autre.

Equiper son enfant pour aller skier : les lunettes et le masque de ski

Avec la forte luminosité régnant sur les pistes, il est indispensable de protéger les yeux des enfants. Après avoir étudié les casques de ski pour enfants dans un précédent article, nous nous penchons sur les lunettes de soleil et masques de ski pour enfants.

Pourquoi leur protéger les yeux ?

Chez les enfants, les yeux ne sont pas à 100% opérationnels. Le cristallin (qui protège normalement la rétine) ne filtre par exemple pas complètement le les UVA et UVB.
En plus de provoquer gêne et picotements, le soleil et les UV non filtrés provoquent un vieillissement de l’œil accélérant de fait l’apparition de la cataracte et de la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge).

Par ailleurs, une exposition prolongée à la forte luminosité des pistes de ski sans lunettes de soleil adaptées peut engendrer des brûlures se traduisant par l’impression d’avoir du sable dans les yeux voir par une cécité temporaire (cécité des neiges).

Quelle protection pour les enfants ?

masques-de-ski-pour-enfantsDa manière générale, les lunettes de soleil pour enfants sont équipées de verres de catégorie 4. Les verres solaires sont classés selon leur capacité à filtrer la lumière : catégorie 0 pour les verres transparents jusqu’à catégorie 4 pour les verres les plus foncés (les lunettes d’alpinisme sont de catégorie 4).
Avec des verres de catégorie 4, vous aurez la certitude que les yeux de votre enfant seront à l’abri de l’éblouissement.
Attention par contre aux lunettes vendues à la sauvette ou sur les marchés qui ne filtrent que la lumière et pas les UV. Ces lunettes sont d’autant plus dangereuses que les pupilles, pensant les yeux protégés par la pénombre des lunettes, s’ouvriront au maximum, laissant le passage libre aux rayons UV.
Pour s’assurer que les lunettes de soleil respectent bien ces normes, assurez-vous que le sigle NF ou CE est apposé sur les branches ou sur l’étiquette. Sachez aussi que les opticiens, magasins de sport et grandes surfaces proposent toujours des produits répondant aux normes européennes.

Dans le cas des masques de ski, il arrive souvent que les écrans soient de catégorie 1 ou 2. Il n y a pas de danger à laisser skier les enfants avec ce type de masque, même par beau temps. Le seul risque est qu’ils soient éblouis ce qui peut engendrer dans les pires cas un léger rougissement de l’œil accompagné d’un picotement. Cette manifestation disparaît au bout de quelques heures.

Masque de ski VS lunettes de soleil

Piccolo_54225350d8c9e70b0Pour un adulte ou un enfant, la question est la même : est-il préférable de choisir un masque de ski ou des lunettes de soleil?  Le masque de ski pour enfants possède comme principal avantage sa protection « étanche » contre les courants d’air froid et les intempéries. En étant plaqué contre le visage il empêche en effet l’air froid d’atteindre les yeux. Un confort non négligeable lorsqu’il fait froid ou que l’on prend de la vitesse. Sa forme enveloppante empêche également la lumière de se faufiler sur les côtés, garantissant une parfaite protection contre le soleil. En revanche, le masque, avec son côté oppressant est parfois plus difficile à faire accepter aux enfants.

Voir notre sélection de masques de ski pour enfants
Les lunettes de soleil pour enfants sont certes plus confortables, mais leur protection contre les intempéries et le froid est moins efficace. De plus, à moins de les équiper d’un cordon, le risque de les faire tomber est beaucoup plus élevé.

Voir notre sélection de lunettes de soleil pour enfants
Faites essayer les deux à votre enfant, et voyez avec lequel de ces dispositifs il est plus à l’aise. Rien ne sert de le forcer à porter un masque de ski, le risque étant qu’il ne veuille pas le porter, ou pire qu’il l’enlève dès qu’il sera sorti de votre champ de vision. Et ne comptez pas sur les moniteurs pour le lui remettre.

 

Équipé d’un bon casque et d’un masque ou de lunettes, votre enfant est en bonne voie pour découvrir les joies des sports d’hiver en toute sécurité. Il ne reste plus qu’à lui trouver une bonne paire de gants, le défi de tous les parents. Mais cela, nous le verrons dans le dernier volet de notre article sur l’équipement des enfants.

Equiper son enfant pour aller skier : le casque

Masque, casque, gants, chaque année des parents offrant des leçons de ski ou snowboard sont perdus face à l’offre d’accessoires. Afin d’éviter tout achat inutile ou inapproprié, nous avons dressé le bilan des accessoires indispensables, optionnels et inutiles.

Pourquoi un casque ?

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Toutes les marques redoublent d’efforts pour proposer des casques attrayants et confortables

S’il y a bien un accessoire indispensable pour les enfants, c’est le casque de ski. Même si votre enfant va skier en compagnie d’un moniteur, le risque de chute est élevé, sans parler de celui d’accident avec des skieurs ayant perdu le contrôle de leurs skis. Compte tenu de la solidité de leur boîte crânienne, les enfants doivent impérativement porter un casque pour éviter les traumatismes crâniens, ou pire, les fractures du crâne.
Un casque de ski enfant est construit de la même manière que ceux pour adultes. Il est constitué d’une coque en plastique dure pour rigidifier le casque et d’une coque en polystyrène pour amortir les chocs. Des mousses et une doublure intérieure douce sont ensuite ajoutées dans le casque pour plus de confort. En fonction des modèles, ils sont équipés de ventilation, parfois réglables via des systèmes de glissières.

 

Quel casque choisir ?

Plus lourds et moins confortables, les casques à oreillettes rigides protègent en revanche mieux la zone de l'oreille
Plus lourds et moins confortables, les casques à oreillettes rigides protègent en revanche mieux la zone de l’oreille

Comme pour les modèles adultes, les casques pour enfants peuvent être équipés d’oreillettes souples ou rigides. Les oreillettes rigides offriront une protection renforcée au niveau des oreilles mais sont particulièrement inconfortables. Il est bien souvent difficile de les faire accepter aux enfants. Les casques oreillettes souples sont plus confortables et plus faciles à enfiler, d’où leur succès. Quoi qu’il en soit, ces deux types de casque répondent aux mêmes normes de sécurité et, à moins que votre enfant ne soit directement propulsé sur un slalom géant, un casque à oreillettes souples sera suffisant.

Le choix du modèle se fera ensuite selon des critères esthétiques, mais aussi techniques. Si vous allez skier plusieurs fois dans la saison, y compris au printemps (Mars, Avril) choisissez de préférence un casque ventilé. Il évitera à votre enfant d’avoir trop chaud lorsque les températures seront douces.

Dans la mesure du possible, privilégiez les modèles équipés d’une doublure amovible. Une fois enlevée du casque, il est beaucoup plus facile de la nettoyer.

Quelle taille prendre ?

Concernant le choix de la taille, il est souvent tentant de vouloir prendre un peu plus grand pour garder le casque plusieurs saisons. Mais opter pour un casque plus grand que le tour de tête, c’est choisir un casque qui sera inconfortable et qui protègera mal. En cas de chute, le casque risque de bouger sur la tête et donc de ne plus protéger certaines zones. Sans compter qu’un casque partant vers l’arrière en cas de chute peut blesser l’enfant au niveau des cervicales.

Si vous souhaitez garder le casque plusieurs saisons, optez pour un modèle équipé d’un système de réglage du tour de tête. Le réglage  se fait via une molette ou une réglette dont l’action diminue le diamètre interne du casque.
Il arrive parfois que le tour de tête soit à cheval entre deux tailles (par exemple 51cm pour un casque disponible en 46-51cm et 51-55cm). Dans ce cas, préférez la plus grande des tailles. Il est toujours possible de gagner un demi centimètre en forçant sur le réglage et vous aurez la certitude de pouvoir conserver le casque plusieurs saisons.

Sans tomber dans la paranoïa, il faut garder à l’esprit que le ski est une activité risquée. Accidents et chutes sont fréquents et les séquelles peuvent parfois être importantes. Même si le casque ne protège que la tête, il évite les accidents les plus graves. Une jambe cassée se remet rapidement, d’autant plus qu’elle est considérée comme une « blessure de guerre par les enfants ». Un traumatisme crânien, ou une simple mauvaise chute sur la tête peut engendrer des maux de tête chroniques, des troubles de l’attention, des pertes de mémoire. Mieux vaut donc bien la protéger.
Dans un prochain volet de ce dossier consacré aux enfants, nous verrons comment leur protéger les yeux sur les pistes.

Comment entretenir ses gants de ski

Doublure qui ne tient plus en place, imperméabilisation inefficace, un entretien négligé des gants de ski peut avoir de nombreuses répercussions sur les performances. Mais en respectant ces quelques points, vous conservez vos gants intacts.

Le lavage

Le lavage, surtout en machine, est une opération à éviter si vous souhaitez garder vos gants intacts. En effet, la chaleur associée aux mouvements et à l’eau a pour effet de détériorer le traitement imperméable, la membrane imperméable (s’il y en a une) et l’isolation.
Contre la saleté, rien ne vaut un nettoyage à la main avec une brosse douce (type brosse à ongle) et une pointe de lessive dans de l’eau tiède. Humidifiez la zone à nettoyer puis frottez sur la tâche avec la brosse. Rincez ensuite avec un chiffon humide ou une éponge. Les effets de ce nettoyage d’appoint sur le tissu seront moindres qu’en machine. Laissez ensuite sécher les gants en position verticale, à température ambiante et surtout pas sur un radiateur ou près d’une cheminée.
desinfectant-spray-sport-fresh-250mlContre les odeurs, il ne sert à rien de nettoyer les gants. Les mauvaises odeurs, qu’elles proviennent de vos chaussures ou vos gants proviennent de la prolifération de bactéries. Les gants, comme les chaussures sont des environnements chauds, humides et clos qui favorisent le développement et la prolifération des bactéries. Un lavage, même en machine chaude ne garantit pas l’éradication des bactéries, certaines étant très résistantes à la chaleur. Le lavage ne servira alors qu’à désodoriser temporairement.
Pour lutter contre les odeurs, utilisez un désinfectant spécialisé dans les accessoires de sport et hypoallergénique. Vous pourrez trouver ce genre de produits dans la plupart des boutiques de sport ainsi que dans les grandes surfaces et chez les chausseurs.
Si malgré cela les odeurs persistent, vous pouvez utiliser de la prêle des champs réduite en poudre que vous saupoudrerez dans les gants. Cette plante commune en France est bien connue des randonneurs, skieurs et amateurs d’escalade comme étant la meilleure alternative aux produits chimiques pour lutter contre les mauvaises odeurs de transpiration dans les gants ou les chaussures.
Veillez à ne pas trop en mettre dans les gants, la prêle risque sinon de s’amalgamer avec la transpiration formant des « boulettes » peu agréables au toucher.

 

L’imperméabilisation

d0de1f520d02f1433fc2f826c219ae20Dans un article précédent, nous avions abordé les différents types d’imperméabilisations : l’enduction et la membrane. L’enduction, procédé qui consiste à appliquer un traitement imperméabilisant sur le tissu du gant, n’est pas très endurant. Quelques sorties ski sous la neige et il aura perdu de son efficacité. Pour maintenir un niveau de performance proche de celui d’origine, il faudra alors réimperméabiliser les gants. Sprays et aérosols sont les formes les plus pratiques et aussi le plus répandues. Une imperméabilisation toutes les 5 sorties permet de garder les mains au sec en toutes circonstances.

Pour les gants de ski en cuir, des produits à la fois nourrissant et imperméabilisant devront être appliqués. Le cuir ne supportant pas très bien le froid et l’humidité, un traitement gras le protègera et lui permettra de conserver sa souplesse.

Toutes ces indications permettront à vos gants de rester en bon état pendant plusieurs années. Toutefois, il faut bien garder à l’esprit que les gants de ski sont soumis à rude épreuve par le froid, l’humidité et qu’il est normal de devoir les entretenir de temps en temps. Avoir les mains humides est si désagréable que cela vaut bien quelques minutes d’entretien périodique.

Les écrans polarisés, un confort en plus sur la neige

D’abord réservés aux lunettes de soleil, les filtres polarisants deviennent courants sur les masques de ski. Mais quel est leur rôle ? Qu’apportent les masques de ski polarisés aux skieurs ?

 

Qu’est-ce qu’un filtre polarisant ?

zeal-eclipse-white-10795Un filtre polarisant bloque la lumière indirecte issue de la réflexion sur une surface brillante. Pour bien comprendre son fonctionnement, il suffit de regarder un plan d’eau sur lequel frappe le soleil. Le plan d’eau apparaît sous la forme d un halo lumineux éblouissant. L’ajout d’un filtre polarisant bloquera les rayons éblouissant provenant du plan d’eau et permettra de voir le fond du plan d’eau.

Il est également possible de voir les bénéfices d’un filtre polarisant sur le pare brise d’une voiture. Lorsque la lumière est forte, le tableau de bord se reflète dans ce dernier, à moins que vous ne soyez équipé d’un filtre polarisant.
Généralement, le filtre polarisant est invisible à l’œil nu. Ainsi, lorsque vous portez des verres ou un écran qui en est équipé, les couleurs ainsi que la luminosité restent inchangées par rapport à un écran standard. Toutefois, les filtres polarisant sont connus pour augmenter les contrastes.
Pour intégrer les filtres aux écrans et leur conférer un maximum de longévité, les fabricants l’insèrent entre deux couches de plastique.

Voici le résultat d’une scène photographiée avec un filtre polarisant puis sans :

Les bénéfices sur la neige

Dans un environnement neigeux, les écrans polarisés vont adoucir l’image, limitant les risques 10748041_1495542394028398_1255424847_nd’éblouissement. Comme le verre ou l’eau, la neige reflète la lumière du soleil ce qui des zones de très forte luminosité sur les pistes.

Mais c’est surtout la capacité des écrans polarisés à augmenter les contrastes qui sera la plus appréciable. Les reliefs deviendront beaucoup plus nets et la perception de la profondeur de champ sera meilleure. En somme, il sera beaucoup plus facile de distinguer les bosses, les cassures, mais aussi les distances et la glace, y compris lorsque la luminosité sera faible.

En revanche, contrairement aux idées reçues, les écrans polarisés n’améliorent pas la visibilité par mauvais temps. Ils sont en effet souvent foncés et donc destinés à un usage par beau temps.

 

 

Casques de freestyle : parés au décollage

Sauts, figures, rampes, les casques de ski freestyle sont soumis à des contraintes bien supérieures aux casques de ski standards. Mieux vaut alors bien le choisir au moment d’acheter.

 

Le freestyle est une discipline à part dans le milieu du ski. Elle obéit à ses propres règles, les riders sont habillés d’une manière particulière et le matériel est très spécifique. Parmi l’équipement de base de tous les freestylers figure le casque de ski, seule protection pour la tête en cas de chute. Mais pour supporter les contraintes liées aux chocs violents et répétés, les casques de freestyle doivent être particulièrement résistants.

Le type de fabrication

GIRO COMBYNIl existe deux méthode pour fabriquer un casque de ski : l’in-mold et le hardshell. La première consiste à faire fusionner une couche fine de plastique avec le polystyrène servant de protection. La seconde consiste à coller une coque en plastique ABS rigide sur une épaisseur de polystyrène. Bien que l’in-Mold soit aujourd’hui la méthode la plus répandue, car elle permet un gain de poids important et une meilleure ventilation, les casques de freestyle sont la plupart du temps de type Hardshell. Cette méthode de fabrication permet en effet d’obtenir des casques plus résistants aux impacts violents comme une chute d’une hauteur élevée ou contre un élément métallique (barre de jib, barrière CRS, etc.). Mais les casques Hard Shell doivent également être endurants, être capables de supporter de nombreuses chutes de faible puissance. Le freestyle impose effectivement des chutes à répétition causées par les entrainements.

Pour offrir encore plus de longévité, Giro à travaillé pendant plusieurs années sur un concept de casque souple. Le polystyrène et le plastique ABS ont été remplacés par des matériaux souples, capables de se déformer légèrement en cas de chute. En plus d’absorber de manière plus efficace l’énergie inhérente à la chute, ce nouveau procédé garantit que le casque ne se fissurera pas, même en étant soumis à des forces très élevées. Ce nouveau procédé baptisé Soft Shell est présent sur les modèles Giro Combyn et Discord.

La forme

Les casques de freestyle sont reconnaissables à leur forme, parfaitement ronde. Appelée chez « bol », elle est appelée Bomb Shell outre atlantique. D’abord utilisée dans le milieu du skateboard, elle s’est fait une place dans le snowboard freestyle puis dans le ski.
Mais au delà du look, cette forme est en partie imputable au nombre très faible de ventilations des casques de freestyle. Il faut dire que chaque trou pratiqué dans la coque du casque nuit à sa solidité, c’est pourquoi les freestylers doivent accepter d’avoir dans le casque.

Dans un souci de sécurité maximale, les casques de freestyle sont dépourvus de système de réglage de la taille, ces derniers pouvant entrer en contact avec la nuque et surtout gêner le skieur. Le réglage de la taille se fait alors « à l’ancienne » avec des mousses de différentes épaisseurs à installer dans le casque.

 

Les modèles phares

product_viewParmi tous les modèles disponibles aujourd’hui sur le marché, certains ont plus retenu notre attention que d’autres. C’est par exemple le cas du Giro Combyn dont nous avons évoqué la construction souple Soft Shell. Malgré un prix assez élevé, ce casque a de sérieux atouts comme son confort, car la coque déformable s’adapte à la forme du crâne, ou son extraordinaire longévité en comparaison des autres casques du marché.
Le Receptor Bug de POC, porté entre autres par Tanner Hall n’est pas commun non plus. Il est construit avec deux coques en plastique dure, séparées de quelques millimètres et connectées par des pontets. Cette double coque améliore la rigidité ainsi que la résistance du casque en cas de chute tout en permettant à l’air de s’engouffrer entre les deux coques pour une meilleure ventilation.
Le Bern Macon est une référence que l’on peut omettre de citer lorsqu’il est question de casques freestyle. bern-macon-eps-matte-black-rasta-m2ebkrVéritable légende du milieu, ce casque a équipé les plus grands freestylers de l’histoire. Simple et efficace, il ne craint rien, pas même les chutes. Il s’agit certainement de l’un des casques les plus endurants du marché, exception faite du Giro Combyn.

Beaucoup d’autres modèles existent, comme le Scott Scream ou le Salomon Hacker, tous capables de vous protéger en cas de chute dans un snow park. Il ne vous reste plus qu’àa vous décider en fonction de la couleur que vous souhaitez, et bien entendu de votre budget.

Ski de fond : quelle protection pour les yeux ?

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Comme toutes les activités hivernales, le ski de fond mets les yeux à rude épreuve. Forte luminosité et éblouissement ou au contraire brouillard et faible visibilité sont le pain quotidien des amateurs de ski nordique. Heureusement, il existe de nombreux moyens de se protéger les yeux.

Les lunettes de soleil

Le ski de fond n’est pas un sport de vitesse, contrairement au ski alpin. Même si les vitesses atteintes sont supérieures à 20Km/h, il n’est pas nécessaire de protéger les yeux contre le froid avec un masque, comme c’est le cas avec le ski. C’est pourquoi une paire de lunettes de soleil sera tout à fait adaptée au ski de fond.

cebe_sprint-cbsprint2Toutefois, il est déconseillé d’utiliser ses Ray Ban Wayfarer pour aller découvrir les domaines nordiques. Même si le ski de fond est moins remuant que le ski alpin, il est recommandé d’opter pour des lunettes ayant un excellent maintien sur le visage, avec par exemple des inserts en caoutchouc sur les branches et le nez.
Optez de préférence pour des lunettes enveloppantes, protégeant les côtés des yeux. Avec un environnement aussi réfléchissant que la neige, la lumière s’infiltre de toutes part. Des lunettes trop ajourées risquent de mal vous protéger et de générer de la fatigue visuelle.

Cébé propose de nombreux modèles adaptés à la pratique des activités outdoor. Des modèles économiques comme les Cébé Cinetik ou les B-Fly seront parfaites pour une utilisation occasionnelle. Si en revanche vous recherchez un modèle plus haut de gamme, les S’track ou S’print, tous deux réputés pour leur maintien à toute épreuve devraient vous combler. Chez Julbo, tous les modèles sont adaptés à une utilisation sportive. Cependant, des modèles comme les Pipeline, Dust ou Venturi se démarquent par leur excellente ventilation permettant d’éviter la formation de buée. Une donnée à ne pas négliger.

 

Les masques nordiques

Sniper_J70031133_2337_2Les masques nordiques représentent une alternative aux lunettes de soleil. Dépourvus de monture autour de l’écran, ils offrent un champ de vision parfaitement dégagé. Par ailleurs, la ventilation est plus efficace que sur des lunettes de soleil ce qui permet d’éliminer tout risque de buée.
Parmi tous les modèles disponibles sur le marché, le Julbo Sniper se montre le plus abouti techniquement. Il est en effet l’un des seuls modèles du marché à offrir la possibilité de relever l’écran pour le ventiler ou tirer au fusil si vous êtes bi athlète. Qui plus est, ce modèle est disponible avec les écrans photochromiques Zebra (cat 2 à 4) et Zebra Light (cat 1 à 3). Ces écrans s’adapteront à la luminosité en se teintant plus ou moins afin d’améliorer votre visibilité. Vous ne redouterez plus les entrées en forêt où la faible luminosité vous oblige à quitter vos lunettes pour voir la piste.

Lunettes de soleil ou masque nordique, n’oubliez pas que vous évoluerez dans un milieu hostile pour les yeux. La forte luminosité et la réverbération du soleil sur la neige peuvent endommager les yeux, parfois de manière irrémédiable. Ne négligez donc pas le choix de vos lunettes ou masque, surtout si vous pratiquez régulièrement.