Casques

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Chaque année, les premières belles journées printanières sont le théâtre des premières sorties en vélo ou VTT. Mais après plusieurs semaines, voir mois d’inutilisation, le matériel accuse parfois un coup de vieux. Pour célébrer le printemps, voici comment nettoyer son casque de vélo ou VTT

 

La coque extérieure

La coque extérieure est souvent exposée au projections de boue ou de poussière pendant la saison. Aussi, il est normal que celle-ci soit sale, particuièrement dans les recoins. Pour la nettoyer, il suffit de frotter le casque avec un chiffon humide, qui retiendra la poussière et éliminera les tâches. Vous pouvez aussi utiliser une soufflette branchée sur un compresseur pour dépoussiérer les recoins inaccessibles avec un chiffon.

N’utilisez surtout aucun produit détergent, vous risquez de détériorer irrémédiablement votre casque et sa décoration. Si le casque est vraiment sale, diluez un peu de liquide vaisselle dans de l’eau avec laquelle vous humidifierez un chiffon.

 

L’intérieur du casque

C’est généralement à l’intérieur que se posent le plus de problèmes. Les mousses sont malodorantes et ont un aspect peu engageant. En même temps, ce sont elles qui absorbent toute la transpiration en provenance du crâne et cette humidité est propice au développement de bactéries, donc de mauvaises odeurs.

Si votre casque est équipé de mousses amovibles, sortez les du casque. Elles seront beaucoup plus faciles à manipuler. Commencez par les brosser vigoureusement avec une brosse (une brosse à ongle fait parfaitement l’affaire) pour évacuer les plus grosses saletés et la poussière. Ensuite, frottez la brosse sur un savon sec (savon de marseille) puis frottez à nouveau les mousses. Laissez sécher quelques heures puis brossez de nouveau pour enlever les résidus de savon. Si les mauvaises odeurs persistent, vous pouvez également utiliser un spray désinfectant pour le sport que vous trouverez sans peine dans les magasins de sport.

Terminez en nettoyant l’intérieur du casque avec un chiffon humide.

Votre casque est maintenant parfaitement propre et prêt pour une nouvelle saison. N’oubliez pas de ranger votre casque dans sa housse, une celui-ci sec, pour le garder propre plus longtemps.

 

 

Intégraux, semi intégraux, cross country, all mountain, enduro, il est devenu difficile de s’y retrouver dans toutes les catégories de casques de VTT. Nous avons décrypté toutes ces catégories afin de vous guider dans le choix du casque idéal.

La certification

Les critères pour le choix d’un casque sont nombreux, mais le premier à respecter est la certification du casque. Pour être vendu en Europe, un casque de vélo doit répondre à plusieurs critères parmi lesquels la résistance aux impacts frontaux, latéraux, obliques et la tenue sur la tête. Les résultats de ces tests en laboratoire permettent ensuite aux fabricants d’obtenir, ou non, les certifications nécessaires à la commercialisation du casque.
Généralement, les casques répondent à des normes internationales type EN/CE 1078 ou ASTM F1447, plus complètes que les normes nationales (NF). D’où l’absence de la norme NF sur bon nombre de casques disponibles sur le marché.

Mais il n’est pas toujours évident de trouver les certifications des casques, surtout lorsque l’on achète sur Internet. En cas de doute, le plus simple est de se fie à la renommée du fabriquant. Un casque estampillé Scott, Giro, Smith, Urge ou IXS sera obligatoirement certifié selon les normes internationales. Ces marques auraient trop à perdre en cas de manquement à la sécurité.

Le prix du casque est également un moyen facile d’éluder les doutes sur les produits. Un casque de VTT, hors grande surface spécialisée, est généralement vendu entre 50 et 300€. Un prix trop bas devra attirer l’œil et inciter à la vigilance, quitte à vérifier la présence des certifications dans le casque (sur une étiquette, un livret, …). Les grandes surfaces spécialisées comme Décathlon ne sont pas concernées par le problème du prix, celles-ci étant à même de produire des casques de qualité pour environs 30€ grâce aux volume produits chaque année.

Les familles de casques

Le Giro Fathom, une valeur sûre pour le XC
Le Giro Fathom, une valeur sûre pour le XC

Il existe deux grandes familles de casques : les intégraux et les « open face ». La première est constituée de tous les casques équipés d’une mentonnière rigide permettant de protéger le visage en cas d’impact. Le second regroupe tous les autres casques, quelle que soit la discipline pour laquelle ils sont conçus. Dans cette seconde famille, il existe de multiples sous catégories correspondant peu ou prou aux disciplines en vigueur aujourd’hui : Enduro, All mountain, XC, loisirs et route. Et même si tous ces casques répondent aux mêmes normes, ils ne protègent pas de la même manière. Un casque enduro sera beaucoup moins aéré et plus lourd qu’un modèle Cross Country mais il protègera mieux en cas d’impact. D’ailleurs, de nombreux adeptes de cross country n’hésitent pas à lorgner du côté des casques de route lorsqu’il s’agit de choisir un nouveau couvre chef.

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Le Met Parachute, l’un des rares intégraux dans lesquels il est possible de respirer.

Les modèles enduro et All Mountain se distinguent par leur plus grande surface de protection, en descendant entre autres plus bas sur l’arrière du crâne. Ils sont en outre équipés d’une visière permettant de les reconnaître au premier coup d’œil.

Si vous hésitez entre un casque intégral et un « open face », posez-vous une question toute simple : ai-je un VTT de descente ? Si oui, achetez un casque intégral, dans l’autre cas un casque open face est souvent suffisant, sauf pour certaines compétions.

Le Bell Super 2R et le Met Parachute sont tous les deux des casques de nouvelles générations censés offrir la protection d’un casque intégral et la ventilation d’un casque d’enduro. Le Bell mise sur une mentonnière amovible fixée au casque par des crochets. Le Met Parachute possède quant à lui une mentonnière fixe (que l’on peut quand même démonter mais à l’aide d’outils) très aérée afin de faciliter la respiration.

Ces deux casques ont été conçus pour répondre aux exigences des pilotes d’enduro qui souhaitent ou doivent porter un casque intégral en descente sans ses inconvénients lors des phases de pédalage sur le plat ou en montée.

La ventilation

La ventilation est l’un des caractéristiques principales à regarder lorsque l’on choisit un casque. Une ventilation efficace permet au pilote de garder son casque pendant plusieurs heures, même par forte chaleur, sans avoir la tête trempée. Sur la plupart des casques moyens de gamme, la ventilation décroît avec la protection, et inversement. Les espaces laissés ouverts pour créer les aérations fragilisent la coque du casque et nuisent à sa capacité d’absorption des chocs en cas d’accident.

Pour résoudre ce problème, Smith a développé deux casques où le polystyrène est remplacé par de l’aérocore : le Forefront et l’Overtake. Cette matière composée de tubes de polymère creux offre une excellente résistance à l’impact tout en offrant un excellent rapport protection / ventilation.

Avec l'Aerocore, Smith est parvenu à créer une matière résistante et ventilée.
Avec l’Aerocore, Smith est parvenu à créer une matière résistante et ventilée.

Les aérations et leur nombre ne sont pas les seuls indices permettant d’évaluer la ventilation d’un casque. De simples entrées d’air ne permettent pas à l’air de circuler dans le casque, empêchant par conséquent à l’air chaud et humide de s’échapper. Regardez la structure en polystyrène du casque : les modèles moyens et hauts de gamme sont généralement équipés de canaux creusés dans la matière afin de diriger l’air de l’avant vers l’arrière du casque. Cette conduite ainsi créée permet de chasser l’air chaud en le poussant vers l’arrière du casque.

Le poids

Le poids est la caractéristique la plus étudiée par les VTT-tistes. Comme en cyclisme, la quête de l’objet le moins lourd anime les discussions et les forums. Pourtant cette quête n’est pas inutile, pour les casques du moins. Il est vrai que le poids du casque joue un rôle important dans son confort. Plus le casque est lourd, plus les cervicales vont être sollicitées pendant la sortie, pouvant entraîner lors de longues sorties une douleur musculaire très gênante voire handicapante.

Comme pour les vélos ou les composants, plus le poids diminue plus le prix augmente. Car concevoir un casque léger, offrant un bon niveau de protection et bien ventilé requiert beaucoup de savoir faire. Seule certaines marques, réellement spécialisées dans le casque parviennent à concevoir des produits répondant à ces trois critères.

Le confort

Le confort d’un casque est une donnée subjective, chacun ayant une morphologie de crâne particulière. Lors de la conception des casques, les fabricants utilisent des bases de données répertoriant de nombreuses morphologies de crâne. L’objectif consiste ensuite à faire coïncider le moule du casque avec le maximum de morphologies. C’est pourquoi certains modèles peuvent paraître étonnement confortable et d’autres absolument inconfortables.

Par ailleurs, la profondeur du casque (écart entre les oreilles et le haut du crâne) n’est pas identique sur tous les modèles, certaines personnes ayant un crâne plus haut que les autres. Un casque adapté au crâne doit arriver environ deux centimètres au dessus des sourcils.

Il faut laisser un espace de 2 à 3cm entre les sourcils et le casque
Il faut laisser un espace de 2 à 3cm entre les sourcils et le casque

Le confort repose également sur le choix de la bonne taille de casque. Même si de nombreux modèles sont maintenant équipés d’une molette de réglage du tour de tête, le plus sûr est de mesurer la circonférence de son crâne avant de commander son casque. Les marques ainsi que les revendeurs mettent souvent à disposition des clients des indications sur le tour de tête recommandé en cm pour chaque taille de casque. Pour obtenir cette donnée, vous devrez mesurer la circonférence de votre crâne avec un mètre ruban souple ou une ficelle que vous enroulerez autour de votre crâne en passant au dessus des oreilles et des sourcils. Si le chiffre trouvé tombe à cheval entre deux tailles, prenez la taille du dessous, les casques ayant tendance à se détendre de quelques millimètres à l’usage.

Pourquoi une telle différence de prix ?

Les casques de VTT sont pour la plupart vendus entre 50 et 300€. Cet écart de prix s’explique par la technologie employée pour la construction comme l’insert de fibres d’Aramid ou de carbone dans le polystyrène ou le type de protection utilisée (simple densité, double densité ou Aerocore). Certaines options comme le système MIPS peuvent encore venir alourdir la note. Ce système basée sur une coque interne du casque montée sur roulement pour accompagner le casque dans sa rotation sur la tête en cas de chute est développée par une société tierce. Les fabricants souhaitant l’intégrer à leurs casques doivent donc se procurer ce système ce qui se répercutera ensuite sur le prix de vente final.
Viennent ensuite les divers accessoires comme les fixations pour caméras, masques, les boucles de fermeture magnétiques ou les détails de finition. Les modèles hauts de gamme sont souvent équipés d’un liseré en plastique pour protéger le chant en polystyrène (juste sous la coque en plastique rigide). Ce simple détail de finition, permettant d’affiner le look et de protéger le look impose une étape supplémentaire de fabrication et donc un surcoût pour le client.

 

Tous ces détails de finition coûtent cher au fabricant et donc à l'acheteur final.
Tous ces détails de finition coûtent cher au fabricant et donc à l’acheteur final.

Vous savez maintenant tout sur le casque de VTT, vous pouvez donc vous lancer dans la quête du modèle parfait. Couleurs, poids, ventilation, confort, toutes ces données sont à prendre en compte, mais comme pour un VTT, le feeling doit l’emporter. Un casque vous suivra pour trois saisons maximum car il est recommandé de le changer tous les trois ans ou après chaque chute. Autant faire en sorte que ces trois années en votre compagnie soient agréables.

Depuis 5 saisons, les casques de ski à visière sont devenus incontournables. A tel point que Julbo, le spécialiste des écrans photochromiques va proposer pour l’hiver 2015-2016 un casque équipé d’une visière photochromique Zebra.

Pour répondre à la demande en casques à visières photochromiques, Julbo a décidé de lancer pour l’hiver 2015 – 2016 le Sphere, le premier casque de ski équipé d’une visière Zebra. Zebra est un verre photochromique développé par Julbo pour les sports de montagne. Il fut l’un des premiers verres photochromiques capable d’atteindre la catégorie 4. Avec sa teinte jaune (en catégorie 2, soit par faible luminosité) tendant vers le cuivre (en catégorie 14, par beau temps), ce verre couvre la plupart des besoins des amateurs de montagne.

Sa coque est dérivée du POW, l’un des casques les plus vendus de Julbo. Un modèle In-Mold apprécié pour sa finition, son poids contenu et surtout sa ventilation performante.
Avec le Julbo Sphere, vous ne craindrez plus de passer en sous bois.

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Smith Vantage, Bern Baker ou Salomon Prophet Custom Air, beaucoup de casques de ski arborent une petite visière. Mais a quoi sert-elle ? Nous avons la réponse.

Et non, la petite visière que l’on retrouve sur beaucoup de casques de ski n’est pas qu’un moyen d’enjoliver visuellement le casque. Il faut admettre que cette lame de quelques centimètres allège l’allure générale du casque et lui confère un côté freeride très agréable. Non, la visière que l’on retrouve sur les casques de ski permet de protéger le haut du masque contre l’accumulation de neige. Dans notre article consacré à la ventilation des masques de ski, nous expliquions que la ventilation d’un masque de ski repose sur l’entrée d’air frais par le bas et la sortie de l’air chaud par le haut. En s’accumulant sur le haut du masque, la neige bloque l’évacuation de l’air chaud chargé en humidité ce qui a pour conséquence de générer de la buée.
En cas de chute de neige ou de ski en poudreuse profonde, la visière est donc un sacré allié.

On peut aussi saluer l’efficacité de la visière dans le maintien en position du masque, surtout en cas de chute. Le masque reste alors en position sur le visage le mettant à l’abri des incursions de neige.

Alors look freeride ou efficacité dans la poudreuse, à vous de choisir.

Un seul casque pour faire du VTT, du ski, de la randonnée, c’est la promesse des casques multi activité. Mais que valent-ils vraiment ? Cette polyvalence n’entame-t-elle pas les performances ? Décryptons ce nouveau phénomène du sport de montagne.

 Le principe

La législation qui régit les équipements de protection est particulière. En effet, chaque modèle de casque doit être certifié pour une activité donnée (le ski, l’équitation, les protections de chantier, etc.). Mais depuis quelques années, les fabricants de casques de sport cherchent à créer des casques avec plusieurs certifications, permettant de conserver le même casque pour toutes les activités sportives. Le plus souvent, ils parviennent à faire certifier leur casque pour le ski, le vélo et l’alpinisme, les tests pour ces catégories ayant pratiquement les mêmes exigences.
Le défi consiste ensuite à rendre le casque confortable dans chaque activité à laquelle il se destine. Et là, chaque marque applique une recette différente : oreillettes amovibles ou ventilations refermables.
Un casque trop chaud ne sera pas adapté à un usage en VTT ou en escalade. Au contraire, un casque trop aéré ne sera pas adapté à la pratique des sports d’hiver.

2 modèles incontournables

Cébé Trilogy

eexemple_de_montage_cebe_trilogyS’il est bien un casque multi activité à prendre au sérieux, c’est le Cébé Trilogy. Il fut en effet le premier casque adapté à la pratique du ski, du VTT et de l’alpinisme. Cébé à utilisé un système d’éléments amovibles pour rendre le Trilogy compatible avec ces trois disciplines : des grilles de ventilation, les oreillettes et une visière. Pour skier, vous apprécierez la ventilation régulée par les grilles et les oreillettes souples et chaudes. Pour le transformer en casque VTT, il suffit d’enlever les oreillettes, les grilles de ventilation et d’installer la visière. Enfin, enlevez les grilles de ventilation, les oreillettes et la visière pour avoir un vrai casque d’alpinisme.

 

Scott Couloir

scott couloirLe Scott Couloir possède la double certification Ski et ski / alpinisme. S’il est d’abord utilisé comme un casque de ski, il saura également s’adapter à l’alpinisme, à l’escalade et à la cascade de glace.
Sa prédilection pour les sports de montagne se voit à son équipement : ventilation performante, clip pour lampe frontale et système de maintien du masque de ski.
Contrairement au Cébé, les options de personnalisation sont moins nombreuses. Ici, pas de visière ou de grilles de ventilation amovibles mais une doublure interne modulable et des oreillettes souples amovibles.

Il existe bien d’autres modèles multi activités (K2 Route, POC Receptor +, etc.), ayant tous des avantages et des inconvénients. Toutefois, ces deux là nous ont semblé les plus intéressants pour ceux qui privilégient les sports d’hiver. Si vous n’êtes pas de ceux-là, Protec, POC ou Petzl proposent des produits également très aboutis que nous vous présenteront prochainement.

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Masque, casque, gants, chaque année des parents offrant des leçons de ski ou snowboard sont perdus face à l’offre d’accessoires. Afin d’éviter tout achat inutile ou inapproprié, nous avons dressé le bilan des accessoires indispensables, optionnels et inutiles.

Pourquoi un casque ?

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Toutes les marques redoublent d’efforts pour proposer des casques attrayants et confortables

S’il y a bien un accessoire indispensable pour les enfants, c’est le casque de ski. Même si votre enfant va skier en compagnie d’un moniteur, le risque de chute est élevé, sans parler de celui d’accident avec des skieurs ayant perdu le contrôle de leurs skis. Compte tenu de la solidité de leur boîte crânienne, les enfants doivent impérativement porter un casque pour éviter les traumatismes crâniens, ou pire, les fractures du crâne.
Un casque de ski enfant est construit de la même manière que ceux pour adultes. Il est constitué d’une coque en plastique dure pour rigidifier le casque et d’une coque en polystyrène pour amortir les chocs. Des mousses et une doublure intérieure douce sont ensuite ajoutées dans le casque pour plus de confort. En fonction des modèles, ils sont équipés de ventilation, parfois réglables via des systèmes de glissières.

 

Quel casque choisir ?

Plus lourds et moins confortables, les casques à oreillettes rigides protègent en revanche mieux la zone de l'oreille
Plus lourds et moins confortables, les casques à oreillettes rigides protègent en revanche mieux la zone de l’oreille

Comme pour les modèles adultes, les casques pour enfants peuvent être équipés d’oreillettes souples ou rigides. Les oreillettes rigides offriront une protection renforcée au niveau des oreilles mais sont particulièrement inconfortables. Il est bien souvent difficile de les faire accepter aux enfants. Les casques oreillettes souples sont plus confortables et plus faciles à enfiler, d’où leur succès. Quoi qu’il en soit, ces deux types de casque répondent aux mêmes normes de sécurité et, à moins que votre enfant ne soit directement propulsé sur un slalom géant, un casque à oreillettes souples sera suffisant.

Le choix du modèle se fera ensuite selon des critères esthétiques, mais aussi techniques. Si vous allez skier plusieurs fois dans la saison, y compris au printemps (Mars, Avril) choisissez de préférence un casque ventilé. Il évitera à votre enfant d’avoir trop chaud lorsque les températures seront douces.

Dans la mesure du possible, privilégiez les modèles équipés d’une doublure amovible. Une fois enlevée du casque, il est beaucoup plus facile de la nettoyer.

Quelle taille prendre ?

Concernant le choix de la taille, il est souvent tentant de vouloir prendre un peu plus grand pour garder le casque plusieurs saisons. Mais opter pour un casque plus grand que le tour de tête, c’est choisir un casque qui sera inconfortable et qui protègera mal. En cas de chute, le casque risque de bouger sur la tête et donc de ne plus protéger certaines zones. Sans compter qu’un casque partant vers l’arrière en cas de chute peut blesser l’enfant au niveau des cervicales.

Si vous souhaitez garder le casque plusieurs saisons, optez pour un modèle équipé d’un système de réglage du tour de tête. Le réglage  se fait via une molette ou une réglette dont l’action diminue le diamètre interne du casque.
Il arrive parfois que le tour de tête soit à cheval entre deux tailles (par exemple 51cm pour un casque disponible en 46-51cm et 51-55cm). Dans ce cas, préférez la plus grande des tailles. Il est toujours possible de gagner un demi centimètre en forçant sur le réglage et vous aurez la certitude de pouvoir conserver le casque plusieurs saisons.

Sans tomber dans la paranoïa, il faut garder à l’esprit que le ski est une activité risquée. Accidents et chutes sont fréquents et les séquelles peuvent parfois être importantes. Même si le casque ne protège que la tête, il évite les accidents les plus graves. Une jambe cassée se remet rapidement, d’autant plus qu’elle est considérée comme une « blessure de guerre par les enfants ». Un traumatisme crânien, ou une simple mauvaise chute sur la tête peut engendrer des maux de tête chroniques, des troubles de l’attention, des pertes de mémoire. Mieux vaut donc bien la protéger.
Dans un prochain volet de ce dossier consacré aux enfants, nous verrons comment leur protéger les yeux sur les pistes.

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Sauts, figures, rampes, les casques de ski freestyle sont soumis à des contraintes bien supérieures aux casques de ski standards. Mieux vaut alors bien le choisir au moment d’acheter.

 

Le freestyle est une discipline à part dans le milieu du ski. Elle obéit à ses propres règles, les riders sont habillés d’une manière particulière et le matériel est très spécifique. Parmi l’équipement de base de tous les freestylers figure le casque de ski, seule protection pour la tête en cas de chute. Mais pour supporter les contraintes liées aux chocs violents et répétés, les casques de freestyle doivent être particulièrement résistants.

Le type de fabrication

GIRO COMBYNIl existe deux méthode pour fabriquer un casque de ski : l’in-mold et le hardshell. La première consiste à faire fusionner une couche fine de plastique avec le polystyrène servant de protection. La seconde consiste à coller une coque en plastique ABS rigide sur une épaisseur de polystyrène. Bien que l’in-Mold soit aujourd’hui la méthode la plus répandue, car elle permet un gain de poids important et une meilleure ventilation, les casques de freestyle sont la plupart du temps de type Hardshell. Cette méthode de fabrication permet en effet d’obtenir des casques plus résistants aux impacts violents comme une chute d’une hauteur élevée ou contre un élément métallique (barre de jib, barrière CRS, etc.). Mais les casques Hard Shell doivent également être endurants, être capables de supporter de nombreuses chutes de faible puissance. Le freestyle impose effectivement des chutes à répétition causées par les entrainements.

Pour offrir encore plus de longévité, Giro à travaillé pendant plusieurs années sur un concept de casque souple. Le polystyrène et le plastique ABS ont été remplacés par des matériaux souples, capables de se déformer légèrement en cas de chute. En plus d’absorber de manière plus efficace l’énergie inhérente à la chute, ce nouveau procédé garantit que le casque ne se fissurera pas, même en étant soumis à des forces très élevées. Ce nouveau procédé baptisé Soft Shell est présent sur les modèles Giro Combyn et Discord.

La forme

Les casques de freestyle sont reconnaissables à leur forme, parfaitement ronde. Appelée chez « bol », elle est appelée Bomb Shell outre atlantique. D’abord utilisée dans le milieu du skateboard, elle s’est fait une place dans le snowboard freestyle puis dans le ski.
Mais au delà du look, cette forme est en partie imputable au nombre très faible de ventilations des casques de freestyle. Il faut dire que chaque trou pratiqué dans la coque du casque nuit à sa solidité, c’est pourquoi les freestylers doivent accepter d’avoir dans le casque.

Dans un souci de sécurité maximale, les casques de freestyle sont dépourvus de système de réglage de la taille, ces derniers pouvant entrer en contact avec la nuque et surtout gêner le skieur. Le réglage de la taille se fait alors « à l’ancienne » avec des mousses de différentes épaisseurs à installer dans le casque.

 

Les modèles phares

product_viewParmi tous les modèles disponibles aujourd’hui sur le marché, certains ont plus retenu notre attention que d’autres. C’est par exemple le cas du Giro Combyn dont nous avons évoqué la construction souple Soft Shell. Malgré un prix assez élevé, ce casque a de sérieux atouts comme son confort, car la coque déformable s’adapte à la forme du crâne, ou son extraordinaire longévité en comparaison des autres casques du marché.
Le Receptor Bug de POC, porté entre autres par Tanner Hall n’est pas commun non plus. Il est construit avec deux coques en plastique dure, séparées de quelques millimètres et connectées par des pontets. Cette double coque améliore la rigidité ainsi que la résistance du casque en cas de chute tout en permettant à l’air de s’engouffrer entre les deux coques pour une meilleure ventilation.
Le Bern Macon est une référence que l’on peut omettre de citer lorsqu’il est question de casques freestyle. bern-macon-eps-matte-black-rasta-m2ebkrVéritable légende du milieu, ce casque a équipé les plus grands freestylers de l’histoire. Simple et efficace, il ne craint rien, pas même les chutes. Il s’agit certainement de l’un des casques les plus endurants du marché, exception faite du Giro Combyn.

Beaucoup d’autres modèles existent, comme le Scott Scream ou le Salomon Hacker, tous capables de vous protéger en cas de chute dans un snow park. Il ne vous reste plus qu’àa vous décider en fonction de la couleur que vous souhaitez, et bien entendu de votre budget.

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Un masque de ski

Ventilation, construction, finition, tous ces éléments font grimper les prix des casques de ski. Pour autant, il est possible de trouver de très bons modèles pour moins de 70€.

Protection de la tête et confort ne riment pas forcément avec dépense dispendieuse. Si votre niveau sur les skis ou le nombre de sorties dans la saison ne justifie pas un investissement élevé en matériel, ce n’est pas un problème. Toutes les marques proposent aujourd’hui des casques à des prix planchers possédant les mêmes certifications que les modèles beaucoup plus chers. Mais que peut-on vraiment s’attendre à trouver pour moins de 70€ ?

Pourquoi certains casques sont-ils plus chers ?

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Bollé, mais aussi K2, Diezz ou Santa Cruz ont utilisé le moule du Nirvana

De nombreuses raisons permettent d’expliquer les différences de prix entre plusieurs casques, même au sein d’une même marque. Les innovations sont souvent évoquées pour justifier les prix de vente de certains produits. Et pour cause, certaines innovations n’appartiennent pas aux fabricants de casques. MIPS, un système de roulements permettant d’éviter la rotation du cerveau dans la boîte crânienne, appartient à une société indépendante. Son installation sur un casque implique un surcoût qui sera souvent répercuté sur le prix final. Il en est de même avec le système Custom Air fabriqué par Doc Meter et qui équipe les casques Salomon.
Les procédés de fabrication innovants, le niveau d’équipement et la qualité de finition jouent également sur les prix de vente. Autre élément permettant de faire baisser les coûts : l’utilisation de « moules ouverts ». Un casque est fabriqué en injectant du polystyrène et du plastique dans un moule en acier. Le coût de fabrication de ce moule est très élevé, les prix pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. Pour diminuer le coût de revient, les marques utilisent parfois des moules ouverts, c’est à dire des moules tombés en désuétude mis à disposition par certains fabricants. On peut ainsi citer le moule du Bollé Nirvana. Après plusieurs années d’exploitation, le moule a été modifié pour donner naissance au Bollé Switch. Mais ce moule modifié à également été mis à la disposition de marques tierces (Santa Cruz, K2, Diezz, etc.). Au final, seules les couleurs et les finitions changeaient.

Un casque cher protège-t-il mieux ?

Pour être vendu en France, un casque de ski doit répondre à un certain nombre de critères. Réunis sous la norme ASTM EN1077, ils évaluent la résistance aux chocs, aux carres, à la perforation et le maintien sur la tête, entre autres. En fonction de leurs résultats, les casques obtiennent une classe: A pour les casques hautes performances et B pour les casques standards. Les casques destinés à la compétition doivent répondre à des critères supplémentaires comme la conformité FIS et la norme ASTM2040.

En résumé, un casque plus cher protègera contre des impacts beaucoup plus violents, que l’on ne rencontre jamais en dehors de la compétition.
Pour moins de 70 euros, à moins d’un déstockage, les casques répondront à la norme ASTM EN1077 de classe B.

Que peut-on trouver pour moins de 70€

cebe-suspense-deluxe-matt-jungle-1320mjAvec un budget de 70€ maximum, il est possible de trouver de très bons casques ayant des caractéristiques intéressantes. Cébé propose par exemple le Suspense Deluxe, un modèle à la construction robuste et au look sobre idéal pour un usage occasionnel. Pour 59€, vous aurez un casque In-Mold, donc léger, avec doublure intérieure amovible et système de réglage de la taille. En revanche, la ventilation réglable n’est pas de la partie.
Le Bollé B-lieve possède les mêmes caractéristiques avec un look légèrement différent. Il est lui aussi vendu au prix de 59€.

Smith, l’un des leaders des casques de ski propose également un casque à 59€ : le mythique Holt. Présent au catalogue depuis maintenant plusieurs années, le Holt continue à écumer les snow parks et les pistes de ski. Quasiment indestructible, il sera l’allié des amateurs de freestyle.

bolle-b-style-soft-blue-30802Pour un budget plus élevé de 10€, soit 69€, vous pourrez vous offrir le Bollé B-Style, véritable légende du milieu. Léger, bien fini et confortable, le B-Style est aujourd’hui l’un des casques les plus vendus d’Europe.
Ce même budget permet également de s’offrir le Cébé Dusk, un modèle de type Hard Shell, donc plus lourd mais plus résistant aux chocs répétés. Sa ventilation efficace, sa visière et son système de réglage de la taille en font un excellent modèle pour les amateurs de freeride.

En plus de ces modèles, les femmes pourront se tourner vers une autre légende : le Rossignol Toxic 2.0, proposé à 59€. Son look résolument féminin, sa conception éprouvée et sa ventilation efficace en font un modèle incontournable pour les skieuses au budget serré.

N’oubliez également pas que vous pouvez trouver de très bonnes affaires en regardant du coté des déstockages. Les marques proposent généralement leurs invendus des saisons précédentes à des prix très bas. Si vous n’êtes pas regardant sur le look, vous trouverez des modèles vendus normalement 25 à 50% plus chers. Une excellente manière de s’offrir un très bon casque de ski pour une somme dérisoire.

 

9 modèles de casques de ski, 8 de masques, pour sa troisième saison, Marker affirme sa volonté de devenir un acteur important sur le marché des accessoires.

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Marker Phoenix Otis, le haut de gamme des casques Marker

Avant tout connue pour ses fixations de ski, la marque allemande Marker propose pour la troisième saison consécutive une gamme de masques et casques de ski. Comme Salomon et Rossignol avant elle, la marque allemande cherche à équiper le skieur de la tête aux pieds.

Avec leur ventilation efficace, leur poids contenu et leurs innovations, les modèles Phoenix OTIS et Ampire représentent le haut de gamme de la marque allemande. Mais leur look freeride n’étant pas au goût de tous, la gamme a été complétée avec des modèles plus consensuels : Consort, Kent et Clark. Sobres et élégants, ces modèles sont destinés aux skieurs ayant des pratiques plus douces.

Enfin, pour les amateurs de park et de figures tête en bas, Marker a développé deux modèles Hard Shell : Kojak et Kojo.

 

Capture d’écran 2015-01-05 à 16.00.35Pour les masques, Marker s’est concentré sur la création de produits pour tous les styles et surtout toutes les morphologies. Les gros volumes 3D+ OTIS, Big Picture+ et Big Picture conviendront parfaitement à tous les amateurs de masques gros volume. Les visages plus fins se tourneront vers les 16 :9, 16 :9+, Projector+ et Projector. Enfin Marker a pensé à inclure les visages fins et les enfants avec le 4 :3, version miniature du 16 :9.
Les modèles 3D+, Projector+ et 16 :9+ sont tous équipés d’un système de changement rapide de l’écran et sont par conséquent vendus avec deux écrans.

Marker représente un choix judicieux pour tous les skieurs en quête de produits originaux, bien finis et au look non consensuel. Grâce à des prix intéressants compte tenu de la technicité des produits, il y a de grandes chances que les casques et masques Marker se multiplient sur les pistes…et en dehors.

Ski, escalade, alpinisme, rien ne résiste au Scott Couloir. Très légers, ce casque vous accompagnera dans la plupart des vos escapades montagnardes, en hiver comme été. Car oui, en plus d’être un casque que vous pourrez utiliser pour tous les sports de glisse, y compris le ski de randonnée, le Scott Couloir pourra vous accompagner en escalade ou en alpinisme.

Bien entendu, une telle polyvalence nécessite une conception poussée et des caractéristiques de casque haut de gamme. Le Scott Couloir est un casque de type In Mold très léger et hyper bien ventilé équipé d’une doublure intérieure amovible et lavable.

Enfin un casque pour les amateurs de tous les sports de montagne.

 

  • Construction en In-mold
  • 14 aérations
  • Certifié normes Ski et Alpinisme
  • Fixation pour lampe frontale
  • Système de ventilation sur le devant du casque
  • Doublure amovible
  • Position de la jugulaire optimisée et très confortable
  • Système d’ajustement du casque personnalisable
  • Normes CE 1077 et CE 12492